Toronto, Ontario, le 29 janvier 2008 (selon un communiqué du Baha’i World News Service) — Amnistie Internationale a lancé un appel pour une « action urgente » en faveur de trois jeunes prisonniers bahá’ís, détenus à Shiraz, en Iran. Les bahá’ís du Canada suivent avec intérêt le sort de ces prisonniers ainsi que celui des 51 autres membres de la foi bahá’íe arrêtés l’an dernier alors qu’ils participaient à un projet de développement socio-économique.
Haleh RouhiLes trois prisonniers ont été condamnés pour ce qui semble être des motifs purement religieux. Amnistie Internationale a lancé son appel le 25 janvier. L’organisation demande à tous les défenseurs des droits de la personne, partout dans le monde, d’écrire directement aux autorités du gouvernement iranien au nom des prisonniers bahá’ís et de demander qu’on explique les raisons pour lesquelles ils ont été arrêtés et de demander aux autorités de ne pas les maltraiter ou torturer.
« Haleh Rouhi Jahromi, 29 ans, Raha Sabet Sarvestani, 32 ans, et Sasan Taqva, 33 ans, tous bahá’ís, sont détenus par le ministère du Renseignement à Shiraz depuis le 19 novembre 2007 », lit-on dans l’appel qui a été mis sur le site Web d’Amnistie Internationale le 25 janvier 2008. Ils ont été condamnés à quatre ans de prison.
Sasan Taqva« Veuillez envoyer des appels aussi rapidement que possible, en persan, en arabe, en anglais ou dans votre propre langue », conseille l’appel, « disant qu’Amnistie Internationale les considérerait comme prisonniers de conscience s’ils sont détenus à cause de leur foi bahá’íe… demandant leur libération s’ils ne sont coupables d’aucune offense criminelle reconnue et s’ils ne sont pas jugés rapidement et équitablement » et « appelant les autorités à ne pas les torturer ni leur appliquer de mauvais traitements… » [traduction].
Les trois prisonniers faisaient partie d’un groupe de 54 bahá’ís qui ont été arrêtés en mai 2006 alors qu’ils participaient à un projet éducatif en faveur d’enfants défavorisés de Shiraz. La plupart des 54 furent libérés après quelques jours, alors que Mmes Rouhi et Sabet et M. Taqva restèrent emprisonnés pendant un mois environ. Selon l’appel, en août 2007, 53 d’entre eux se sont vu notifier par un tribunal local qu’ils étaient accusés de « crimes liés à la sécurité de l’état ».
Raha SabetL’appel d’Amnistie Internationale fait suite à un autre appel la semaine dernière, cette fois du Département d’état des États Unis, qui demandait que l’Iran libère les prisonniers bahá’ís.
Selon Diane Ala’i, représentante de la communauté internationale bahá’íe aux Nations Unies à Genève, les accusations portées contre les trois personnes, plutôt que de ressortir d’un souci légitime relatif à la « sécurité de l’état », proviennent entièrement des accusations du tribunal que les bahá’ís avaient participé à de « l’enseignement indirect » de la foi bahá’íe.
« En fait », déclare Mme Ala’i, « les trois personnes étaient engagées dans une action d’aide à des enfants défavorisés de leur ville au moyen d’un programme de formation qui met en avant les vertus morales. »
Vous pouvez lire le texte complet de l'appel d'Aministie Internationale à l'adresse : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE13/017/2008