Nava Ashraf est une jeune bahá’íe qui cherche à atteindre l’excellence dans tout ce qu’elle fait. Lors d’une cérémonie spéciale en février 2003, Mlle Ashraf a reçu la médaille commémorant le jubilé de Sa Majesté la reine Elizabeth II, pour souligner les services qu’elle avait rendus à ses concitoyens et à la collectivité. La présentation a eu lieu à la résidence officielle de la lieutenante-gouverneur, à Victoria en Colombie-Britannique, mais Mlle Ashraf n’a pas pu y assister, à cause des exigences de ses études à la Harvard University, aux États-Unis.

Mlle Ashraf est aussi la plus jeune récipiendaire de l’Order of British-Columbia, un honneur qui lui a été conféré en 1995, un an après qu’elle eut terminé ses études secondaires. Toutefois ses expériences personnelles et celles de sa famille n’ont pas toujours été heureuses. La famille Ashraf s’est enfuie d’Iran quand Nava avait trois ans, après le début de la révolution qui est, depuis, responsable de la persécution des adeptes de la foi bahá’íe dans ce pays.

Tout simplement parce que leurs croyances diffèrent de celles des personnes qui sont au pouvoir, les bahá’ís d’Iran ont été victimes d’intimidation, de discrimination, de violence ou ont été tués. Plus de 200 bahá’ís ont été tués ou exécutés et des milliers d’autres ont été emprisonnés, congédiés ou privés de l’accès à l’éducation. Toute la structure administrative nationale a été proscrite par l’État iranien, et des lieux saints, des sanctuaires et des cimetières ont été confisqués ou détruits. Cependant, Mlle Ashraf a tiré pleinement avantage de la liberté dont elle jouit au Canada pour obtenir une éducation et servir sa communauté.

À l’École secondaire Kelowna, Mlle Ashraf était une bénévole et une organisatrice infatigable. Elle a formé une association pour la paix qui travaillait auprès d’étudiants partout en Amérique du Nord, afin de les sensibiliser aux questions internationales et de promouvoir l’élimination des préjugés. Après la fin de ses études secondaires, elle a continué à poursuivre sa passion pour la paix. Elle a ainsi participé, en tant que bénévole, à des projets de développement portant sur la formation en agriculture, en santé, en micro-financement et en gestion de micro-entreprises, en milieu rural africain et latino-américain. Elle parle cinq langues — l’anglais, le français, l’espagnol, l’italien et le persan — et elle a obtenu un diplôme de la Stanford University, en Californie, en études internationales et en science économique. Elle étudie présentement à la Harvard University pour obtenir un doctorat en science économique.