Mehran Anvari
Mehran Anvari peut retracer ses ancêtres à plus de mille ans, jusqu’à la chute de l’empire persan. Pendant des centaines d’années, malgré de grandes pressions qui ont été exercées sur elles et les persécutions dont elles ont été victimes, des générations successives de la famille Anvari ont continué à pratiquer la religion zoroastrienne. Cependant, dans les années 1850, sa famille s’est convertie à la foi bahá’íe.
Né à Téhéran en 1959, Mehran Anvari était destiné à une carrière médicale. Son père Nooraldin et sa mère Noorangiz, étaient tous les deux pharmaciens à Téhéran, jusqu’à la révolution islamique en 1978. Pour éviter d’être persécutés ou tués, sa famille a émigré vers le Canada et s’est installée à Grimsby, en Ontario. Mehran Anvari avait déjà terminé ses études en Angleterre et il y est retourné la même année où ses parents sont venus s’établir au Canada et s’est inscrit à l’Université Newcastle-upon-Tyne pour obtenir un diplôme en médecine.
Après un internat d’un an, le docteur Anvari est retourné au Canada en 1984 et s’est inscrit à un programme de formation en chirurgie à l’université McMaster. Pour poursuivre des études encore plus avancées en chirurgie, il est allé à Adélaïde en Australie où il a travaillé avec les professeurs John Dent et Glyn Jamieson, deux pionniers dans le domaine de la mobilité gastro-intestinale à l’université d’Adélaïde. Après trois ans d’études additionnelles, le Dr Anvari a obtenu un doctorat portant sur la fonction motrice de l’estomac et l’influence de la chirurgie gastrique. En 1992, désirant retourner auprès de sa famille au Canada, le Dr Anvari a établi un cabinet de consultation à l’hôpital St. Joseph de Hamilton, en Ontario, et a été nommé professeur agrégé permanent, au département de chirurgie de l’université McMaster.
Nommé directeur du Centre for Minimal Access Surgery (CMAS) de l’université McMaster en 1999, le Dr Anvari est reconnu mondialement comme un expert dans le domaine de la chirurgie avec effraction minimale. Les plus grands avantages de ce type de chirurgie pour le patient sont une réduction de la douleur et du trauma chirurgical ainsi que de la durée du séjour en hôpital et de la convalescence. Son traitement révolutionnaire des désordres gastro-intestinaux lui a attiré des offres d’emploi lucratives à l’étranger. Cependant, il a choisi de rester au Canada parce que les politiques multiculturelles de ce pays correspondent plus à ses croyances.
Le Dr Anvari est sur le point d’appliquer ses techniques avancées dans les régions éloignées du Canada. Depuis 1999, avec 70 collègues, il se sert d’appels vidéoconférence interurbains pour communiquer avec des chirurgiens en milieu rural pendant leurs chirurgies. Ce télémentorat permet aux spécialistes de voir la procédure et de parler au chirurgien pendant l’opération. Portant des lunettes 3D, aux contrôles d’un bras robotique tenant un scalpel, il sculpte les nouvelles limites de la médecine : la chirurgie télérobotique.
Le 28 février 2003, le Dr Anvari, le Dr Craig McKingley et leur équipe chirurgicale respective sont entrés dans l’histoire quand, d’un hôpital à un autre, ils ont exécuté la première chirurgie assistée par télérobotique. De l’hôpital St. Joseph de Hamilton et au moyen du télémentorat, le Dr Anvari a guidé avec succès le Dr McKinley, un chirurgien généraliste, à l’Hôpital général de North Bay, à 400 kilomètres de là, au cours d’une laparoscopie. Un appareil traduisait, dans des délais ne dépassant pas 150 milisecondes, les mouvements de la main, du poignet et des doigts du Dr Anvari pour contrôler une caméra endoscopique et des instruments chirurgicaux dans l’abdomen du patient.
Vous pouvez lire davantage sur le travail du Dr Avanri, en consultant le Site Web du Bahá'í World News Service (anglais seulement).