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Les bahá'ís d'Ivel : un esprit déterminé

Nouvelles internationales - 13 July 2010 - 1:40am
Le village d'Ivel, Mazandaran, a abrité une communauté d'éleveurs et des baha'is y résident depuis plus de 160 ans.

Genève, publié le 13 juillet – Après la démolition des maisons appartenant aux bahá'ís vivant dans le village d'Ivel – information publiée la semaine dernière – une autre histoire doit être contée : celle de compatissants villageois désolés de l'injustice dont leurs voisins bahá'ís ont été les victimes.

Elle démontre également l'esprit de persévérance et d'adhésion vis-à-vis de l'engagement social qui permet aux bahá'ís de transcender leur longue persécution et d'être des participants actifs dans le développement social et économique de leur village.

Service et persécution

La maison de M. Abdolbaghi Rouhani, baha'i d'Ivel, après qu'elle ait été incendiée par des pyromanes inconnus en mai 2007.

Dans le passé, Ivel constituait la résidence d'été d'éleveurs de moutons venus des régions voisines du Mazandaran. Des bahá'ís vivaient dans ce village depuis plus de cent cinquante ans. En effet, les bahá'ís composaient près de la moitié de la population d'Ivel depuis les années qui ont suivi l'établissement de leur Foi en Iran, à la moitié du dix-neuvième siècle. Ils y vivaient en harmonie avec leurs voisins musulmans.

Cependant, pour leur malheur, des éléments extérieurs hostiles à la foi bahá'íe cherchaient périodiquement à soulever la population locale contre la communauté bahá'íe et des persécutions intermittentes en résultaient.

Par exemple, en 1941, des vies furent mises en danger alors que des bandes venues de l'extérieur poussèrent des citoyens locaux à attaquer les bahá'ís. Ceux-ci furent arrêtés, certains sévèrement battus et extorqués ; leurs maisons et leurs propriétés furent pillées. Finalement, ils furent exilés dans un village à sept kilomètres de là. Quelques mois plus tard, alors que la situation était plus calme, ils purent regagner leurs maisons et leurs fermes.

Ivel est un village isolé dans la province du Mazandaran dans le nord de l'Iran, situé à quelques 90 kilomètres de la ville de Sari.

Les extrémités que peuvent atteindre des personnes opposées aux bahá'ís sont probablement bien illustrées par un incident survenu au milieu des années ‘50, lorsqu'un membre de la société « Hojjatieh », nouvellement créée, arriva à Ivel. Il s'agit d'une organisation chiite semi-clandestine, fondée sur la conviction que la menace la plus immédiate pour l'islam était l'« hérésie » de la foi bahá'íe, laquelle devait être éliminée.

Lorsque cet individu échoua dans ses tentatives de mettre la zizanie entre les musulmans et les bahá'ís, il entreprit d'empêcher leurs vaches de brouter dans les mêmes pâturages prétendant que le bétail bahá'í était « impur ».

Pendant quelques jours, le bétail des bahá'ís demeura confiné dans les étables pendant que celui des musulmans allait brouter. Les bahá'ís saisirent plusieurs fois le chef du village de ce sujet, l'appelant à montrer de la compassion envers les animaux. Une décision selon laquelle les vaches devraient pénétrer dans le pâturage par des entrées opposées afin de respecter le décret en fut le résultat. Ceci ne concorda évidemment pas avec l'instinct animal et elles continuèrent à brouter ensemble.

Contribution au progrès social

Durant toutes ces années et malgré les efforts pour les réprimer, les bahá'ís ont activement contribué à l'amélioration de la vie dans leur village. En plus de leur rôle dans le domaine agricole, ils établirent une école dans laquelle les enfants du village étaient éduqués, indépendamment de leur religion. En 1946, lorsque le gouvernement iranien a commencé à organiser les écoles rurales et pris en charge l'école du village, l'école d'Ivel comportait six niveaux élémentaires et éduquait quelques 120 enfants d'Ivel et sept venus de villages avoisinants.

En 1961, un autre exemple de service à leur communauté : les bahá'ís établirent un bain public au bénéfice des villageois, incluant des modifications du réservoir local et des mesures de modernisation pour améliorer le niveau d'hygiène et de santé de la population.

Escalade des attaques

La maison de M. Abdolbaghi Rouhani, baha'i d'Ivel, après que sa maison ait été incendiée par des pyromanes inconnus en mai 2007.

En 1979, suite à la révolution islamique, la situation des bahá'ís d'Ivel s'est détériorée. Des terres furent confisquées et les tentatives de réappropriation échouèrent. Les bahá'ís se virent refuser l'accès aux soins de santé et à d'autres institutions dont ils avaient eux-mêmes soutenu l'établissement. Les enfants musulmans furent encouragés par leur instituteur à frapper leurs condisciples bahá'ís. Lorsque les parents eurent protesté, les enseignants trouvèrent d'autres moyens de persécution des élèves bahá'ís, y compris de les recaler lors des examens.

En juin 1983, les bahá'ís furent obligés par la force de quitter leurs maisons et furent transportés par bus jusqu'à Sari, la ville la plus proche. Lors de leur arrivée, les autorités les renvoyèrent à Ivel où ils furent emprisonnés dans une mosquée. Plus de 130 d'entre eux, y compris enfants et personnes âgées, furent retenus pendant trois jours, sans boire ni manger. Cette pression ayant pour objectif de leur faire renier leur Foi ayant échoué, ils furent autorisés à rentrer chez eux. Cependant, la même nuit, ils furent attaqués par des villageois. Quelques-uns furent pris par la populace, d'autres blessés et nombre d'entre eux, obligés de se cacher dans la forêt voisine.

Depuis lors, de nombreux bahá'ís d'Ivel se sont installés non loin de là et retournaient uniquement l'été dans le village afin de planter et moissonner ainsi que prendre soin de leurs propriétés. Selon Natoli Derakhshan, bahá'í d'Ivel, interviewé récemment par la radio Farda, en langue persane : « Chaque fois ou chaque année, lorsqu'ils ont souhaité se rendre là-bas, ils ont dû obtenir un permis de l'Administration de la Justice qui les autorisait à séjourner dans leur maison pendant deux ou trois jours. »

Au cours des trois dernières années, la Communauté internationale bahá'íe a observé une augmentation des pressions sur les bahá'ís d'Ivel pour qu'ils quittent la région. « Leurs maisons vides ont été incendiées, des bahá'ís ont subis des attaques verbales ou physiques et le vieux cimetière bahá'í aménagé depuis une centaine d'années a été confisqué et vendu en vue d'une reconversion en zone résidentielle, explique Diane Ala'i, représentante de la Communauté internationale bahá'íe à Genève.

Les restes des maisons de M. Ata'u'llah Movaffaghi et de Seyyed Mahdi Sadeghi après leur incendie en mai 2007.

De nombreuses plaintes ont été déposées à tous les niveaux mais, en général, les bahá'ís ne rencontrent qu'indifférence. Les autorités prétendent qu'elles ne peuvent pas faire grand chose pour eux suite à l'opposition des résidents locaux, ajoute-t-elle. Chaque fois, les démolitions et les raisons qui les sous-tendent sont niées par les autorités gouvernementales.

Ce que nous voyons à Ivel et dans les régions proches du Mazandaran n'est qu'une partie d'une campagne d'humiliations et de découragement des bahá'ís afin de les empêcher de pratiquer leur foi de toutes les manières. Le gouvernement a démontré que s'il n'en est pas l'initiateur, il ne souhaite pas ou est incapable de l'arrêter. »

Ses dernières semaines, lorsque M. Derakhshan a entendu parler d'une destruction imminente des maisons bahá'íes du village, il est allé, avec d'autres bahá'ís, trouver des autorités différentes afin de pouvoir confirmer la vérité de la rumeur. « Ils nous ont dit de ne pas nous inquiéter et que cette intention n'existait pas. Nous les avons cru, » a-t-il expliqué à Radio Farda.

Nous ne savons pas et nous ne pouvons affirmer qu'elle a été ordonnée par quelqu'un. Tout ce que nous savons, c'est que, malheureusement, tout a été complètement détruit. »

Soutiens locaux et internationaux

De nombreux villageois d'Ivel sont profondément troublés par ces récents développements. Dans une interview accordée au site Rooz Online, M. Derakhshan a rendu hommage à ceux qui ont exprimé leur consternation et leur préoccupation face aux mauvais traitements infligés à leurs voisins bahá'ís : « Ces derniers jours, beaucoup de nos concitoyens musulmans se sont assis avec nous et se sont excusés, les larmes aux yeux, en nous tenant les mains ! Nous sommes reconnaissants envers eux tous. »

Les nouvelles d'Ivel ont également reçu une attention mondiale dans des médias internationaux et des services de nouvelles en ligne, notamment en langue persane.

Parmi les nouvelles en langue anglaise, Radio Free Europe/Radio Liberty a titré le 29 juin Baha'i Houses Demolished In Iran (Maisons baha'ies détruites en Iran). Le site disposait également d'une vidéo de l'incident obtenu par des activistes des droits de l'homme iraniens.

Également le 29 juin, la National Review Online a publié un article sous le titre « Le régime rase des maisons baha'ies en Iran ».

Une publication sur le site de la BBC intitulée Iran's Bahai community fear rise in persecution (La communauté baha'ie d'Iran craint une augmentation des persécutions) débutait ainsi : « D'abord des images de poutres en feu. Puis apparaissent des bâtiments, certains sans fenêtres ni portes, d'autres réduits en gravats. Les images instables de téléphone mobile postées sur YouTube par des activistes iraniens, défenseurs des droits de l'homme, montrent des scènes de destruction filmées secrètement depuis une voiture … Les informations reçues de résidents d'Ivel indiquent que le 22 juin près de 50 maisons appartenant à des baha'is avaient été rasées ».

« Plusieurs de ces sites offraient à leurs lecteurs la possibilité de déposer un commentaire, indique Diane Ala'i. Après avoir souffert de tant de persécutions depuis si longtemps, nous sommes certains que les bahá'ís d'Ivel apprécient le soutien de personnes à travers le monde, y compris de nombreux citoyens iraniens qui ont pris le temps d'exprimer leur indignation face à ce dernier incident. »

The Baha'is of Ivel: Undaunted spirit

Baha'i World News Service - 11 July 2010 - 6:00am
Following the demolition of Baha'i homes in the Iranian village of Ivel – reported last week – there is another story that must also be told: that of sympathetic villagers who have commiserated with their Baha'i neighbors over the injustices they have been forced to endure. It is also the story of an undaunted spirit and a commitment to social...

New music embraces diversity of cultures

Baha'i World News Service - 7 July 2010 - 6:00am
Since his breakthrough as a composer more than 30 years ago, Lasse Thoresen has been searching for a musical language that brings the world's diverse cultures together. Now, one of his innovative vocal works is being acclaimed for the similarities it draws between ancient and modern, as well as Scandinavian folk music and sounds more associated with the Middle East. The piece, titled Opus...

Des dirigeants religieux appellent à l'action dans les domaines de l'environnement, de la pauvreté et de la paix

Nouvelles internationales - 30 June 2010 - 5:18pm

Winnipeg, Canada, publié le 30 juin 2010 – Les dirigeants mondiaux réunis au Canada ont été incités à jouer « un rôle moteur dans des actions inspirées » qui mettront fin à la pauvreté, protègeront l'environnement et arrêteront les conflits violents.

Les délégués de plus de 20 pays ont assisté au sommet 2010 des Religions mondiales. Assis, de gauche à droite : le Révérend Karen A. Hamilton, secrétaire générale du Conseil canadien des Églises ; H.H. Swami Paramatmananda Saraswati et Swami Avdheshanand Giri of the Hindu Dharma Acharya Sabha.

Cette mission stimulante a été confirmée par une déclaration préparée par les représentants des religions mondiales réunis à l'Université de Winnipeg en préalable à la semaine consacrée aux sommets du G8 et du G20 à Toronto.

« Reconnaissant notre humanité commune et souscrivant à l'impératif du respect de la dignité de chacun, nous proclamons l'égalité de valeurs de tous les êtres humains, rappelle-t-elle et poursuit : Nous recommandons avec insistance aux responsables politiques de se pencher en premier lieu sur les problèmes rencontrés par les plus vulnérables d'entre nous, particulièrement nos enfants, et de travailler ensemble à la résolution des fléaux déshumanisants de la pauvreté et de l'injustice et à la mise en œuvre et la promotion de la protection de notre environnement commun, la terre. »

Le Lieutenant Général Romeo Dallaire, sénateur canadien, ancien Commandant des Forces de l'UNAMIR (MANUR ou Mission d'Assistance des Nations unies pour le Rwanda) a pris la parole lors du Sommet 2010 des Religions mondiales.

Le Sommet des Religions mondiales 2010 constituait la sixième réunion interreligieuse associée aux rencontres annuelles du G8. Elle a réuni plus de 80 participants appartenant aux grandes religions mondiales, incluant pour la première fois des représentants de la communauté bahá'íe.

Les dirigeants religieux venus de plus de 20 pays étaient présents, y compris les représentants des pays du G8 : Canada, France, Allemagne, Japon, Italie, Russie, Grande-Bretagne et États-Unis.

Le Révérend James Christie, secrétaire général du Sommet a affirmé que les résultats de cette rencontre s'adressaient pour l'essentiel aux dirigeants des pays appartenant au « Groupe des 8 » car ils représentent les nations détenant le pouvoir d'induire un changement mondial. « La réalité permet d'affirmer que ces nations ont l'argent et l'influence et qu'elles peuvent faire la différence », a-t-il déclaré.

Il est également très important que les communautés religieuses redoublent d'efforts dans la prise en compte des trois thèmes principaux de leurs discussions, la pauvreté, l'environnement et la paix, ont reconnu certains participants

Au centre, Kenneth E. Bowers, secrétaire de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís des États-Unis, un des représentants bahá'ís au Sommet des Religions mondiales, premier Sommet interreligieux en relation avec le G8 auquel les bahá'ís ont été invités.

« Nous vivons une période très critique de notre histoire, a expliqué Sa Sainteté Aram 1er appartenant à l'Église orthodoxe arménienne. La construction communautaire est de première importance. Ceci ne signifie pas seulement d'habiter les uns à côté des autres, de coexister pacifiquement ; la question est d'établir des communautés unifiées intégrant la diversité, acceptant et respectant les autres et partageant leur vie. Nous devons affirmer au G8 et au monde, que nous, les religions ne sommes pas seulement en train de discuter ensemble mais que nous travaillons pour établir des communautés dans lesquels le dialogue est unifié. »

La participation bahá'íe :
Gerald Gall, professeur de droit à l'Université d'Alberta, a été l'orateur d'un séminaire concernant les droits de l'homme et la liberté religieuse organisé le 21 juin et parrainé par la communauté bahá'íe canadienne en prélude au Sommet 2010 des Religions mondiales. Le professeur Gall a expliqué que la religion reste une force vitale dans le paysage de nos sociétés modernes et une puissante force de paix et de bien-être.

Suzanne Tamas du Canada, à laquelle se sont joints des bahá'ís de cinq autres pays, France, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne et États-Unis représentait les bahá'ís lors de ce Sommet.

« Face à de tels défis, nous pensons que des principes spirituelles doivent être des éléments de la discussion concernant la pauvreté, l'environnement, la paix et la sécurité, remarque Mme Tamas.

Un séminaire, réuni à Winnipeg et parrainé par la communauté bahá'íe canadienne, a rassemblé des experts internationaux en droits de l'homme de quatre origines religieuses différentes. De gauche à droite, Mme Mishkat al Moumin, le professeur Payam Akhavan, Mme Janet Epp Buckingham et le professeur Gerald Gal.

Nous souhaitons créer un espace dans lequel les responsables politiques peuvent réfléchir et prendre des décisions pour le long terme et en vue du bien commun plutôt que de chercher à solutionner des questions nationales à court terme. Nous sommes également ici en vue d'un apprentissage - ces questions sont complexes et nous avons besoin d'entendre ce que les autres croyances ont à dire sur ces sujets. »

L'ex-ministre de l'environnement iraquienne, Mishkat Al-Moumin - actuellement directrice du Washington-based Women and Environment Organization (Organisation de l'Environnement et de la Femme basée à Washington), a pris la parole lors de ce séminaire. Elle a expliqué que les problèmes environnementaux – tels que le manque d'eau ou d'hygiène – amènent les populations à la violence et pas nécessairement les questions religieuses.

En prélude au Sommet, la communauté bahá'íe canadienne a parrainé un séminaire concernant les droits de l'homme et la liberté religieuse. Cette activité d'une journée, le 21 juin à Winnipeg, a réuni quatre experts en cette matière, d'origines religieuses diverses. Ils ont conclu que le droit à la liberté religieuse devait être confirmé afin d'assurer à celle-ci une influence progressive et positive sur la société.

Lors du séminaire, Payam Akhavan, professeur de droit à l'université McGill à Montréal a traité de la nécessité d'établir une communauté de croyances qui « transcende nos apparentes différences ». « Un tel chemin peut être découvert en renforçant une liberté religieuse authentique qui engendrera une recherche de la vérité et la possibilité d'explorer cette vérité », affirme-t-il.
Plus de détails :

Des actions « courageuses et concrètes »

La déclaration, résultat de trois jours de délibération du Sommet des Religions mondiales 2010, lance un appel aux responsables politiques afin qu'ils entreprennent des actions « courageuses et concrètes ».

En ce qui concerne la pauvreté, elle établit que plus d'un milliard de personnes souffrent de « faim chronique » et que les femmes, les enfants et les populations indigènes sont parmi les plus affectées.

Au centre, Susanne Tamas, déléguée de la communauté bahá'íe, participe au Sommet 2010 des Religions mondiales. À sa gauche, Rabbi Adam Scheier appartenant au Congrès juif canadien. À sa droite, le Commissionnaire William W. Francis Commandant territorial de l'Armée du Salut du Canada et des Bermudes.

L'ampleur de la pauvreté serait écrasante s'il n'y avait la certitude que cette iniquité mondiale peut se transformer en une vie humaine florissante partagée par tous. Ensemble, nous avons la capacité et les ressources mondiales de mettre fin à la pauvreté et à ses conséquences, indique le communiqué.

À propos de l'environnement, la déclaration fait remarquer que toutes les traditions religieuses « nous appellent à une gestion prudente de la terre ». Elle nous met en garde vis-à-vis des conséquences du changement climatique et nous prévient de la nécessité d'entreprendre des actions courageuses dés aujourd'hui.

Les gouvernements sont également appelés à stopper la course aux armes nucléaires et à investir dans la création d'une « culture de paix ».

Le Sommet condamne le terrorisme, motivé par le fanatisme religieux, avec des dirigeants religieux s'engageant à « arrêter l'enseignement et la justification de l'utilisation de la violence entre et parmi nos communautés religieuses. »

La déclaration a été présentée à Steven Fletcher, Ministre d'État canadien à la Réforme démocratique. Celui-ci a promis de la remettre au Premier Ministre Stephen Harper, qui la présentera aux dirigeants du G8.

La déclaration finale du Sommet 2010 sur les religions mondiales, est disponible en bas de page de cet article.

Témoignage du représentant bahá'í français à ce Sommet :
Lucien Crevel était le représentant bahá'í de France au 6ème Sommet des Religions du monde qui s'est déroulé du 21 au 23 juin à Winnipeg au Canada. Crédit photo : Louis Brunet.

Lucien Crevel, vice-président de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís de France était le représentant de la communauté bahá'íe française à cette 6ème édition du Sommet des Religions du monde, incluant la réunion des dirigeants interreligieux dans les pays du G8. De retour du Canada, il nous livre son témoignage :

« Je reviens de Winnipeg enthousiaste sur la capacité des dirigeants religieux à se réunir d'une part dans le respect de la diversité des religions et d'autre part dans un esprit de partenariat.

« L'atmosphère studieuse et conviviale qui régnait durant le sommet m'a beaucoup impressionnée ; de même que la capacité des 80 dirigeants, de toutes confessions et originaires de pays si différents dans leur culture, à travailler ensemble pour rédiger la déclaration à remettre aux chefs d'États.

« Les religions prennent leur responsabilité pour peser sur les décisions politiques en rappelant que face aux exigences économiques, l'être humain et sa dimension spirituelle sont à considérer avant tout chose.

« Le sommet des dirigeants religieux du G8/G20 à Winnipeg a démontré que les religions, qui sont parfois accusées d'être à l'origine de conflits, sont capables d'être une force de proposition pour la paix, la lutte contre la pauvreté et le respect de l'environnement et tout cela en s'exprimant d'une seule voix.

« Le grand émoi a été pour moi de clore ce sommet en invitant tous les délégués présents à venir l'année prochaine en France pour la 7ème édition du Sommet des Religions du monde et la Réunion des dirigeants interreligieux dans les pays du G8 ».

Reportages audio et vidéo :

En cliquant sur ce lien ci-dessous, vous pourrez accéder à une interview écrite et à trois audio-vidéos, dont une de M. Crevel, réalisées par la TV nationale CBC Radio Canada à l'occasion de ce Sommet :

http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/2010/06/23/004-sommet-religion-fin.shtml

Reportage photo :

Un reportage photo retraçant les temps forts de ce Sommet sont disponibles sur ce lien : http://elbi.smugmug.com/World-Religions-Summit-2010 Crédit photo : Louis Brunet.

Des habitations démolies lors d'une campagne visant à éloigner des bahá'ís d'un village iranien

Nouvelles internationales - 29 June 2010 - 4:00pm

Genève, publié le 29 juin 2010 - La démolition d'habitations appartenant à quelque 50 familles bahá'íes d'un village reculé du nord de l'Iran n'est que le dernier épisode d'une campagne entamée depuis longtemps pour les expulser de la région.

Les faits se sont passés à Ivel, dans le Mazandéran, où des habitants – incités par des éléments hostiles à la communauté bahá'íe – ont bloqué l'accès normal au village, tout en permettant à des camions et à au moins quatre bulldozers de commencer à raser les maisons.

Des vidéos amateurs, prises par des téléphones mobiles et mises en ligne par des défenseurs iraniens des droits de l'homme, montrent ce qui semble être plusieurs bâtiments réduits à l'état de décombres ainsi que des foyers d'incendie.

Ces démolitions constituent la dernière évolution d'une campagne officiellement approuvée en cours dans la région qui prend pour cible toutes les activités bahá'íes.

Diane Ala'i, représentante de la Communauté internationale bahá'íe auprès des Nations unies à Genève, a déclaré : « On leur interdit de fréquenter les musulmans ou même de proposer leurs services à leurs amis et voisins. »

« Même les plus simples témoignages de bonne volonté, comme apporter des fleurs à un malade hospitalisé ou faire des dons à un orphelinat sont considérés comme des actes contre le régime. »

À Ivel, la plupart des maisons de bahá'ís sont inoccupées depuis que leurs habitants ont pris la fuite suite à des incidents violents ou à des déplacements ordonnés par les autorités. En 2007, par exemple, six maisons furent incendiées.

« Les bahá'ís vivent dans cette région depuis plus de cent ans et la communauté était importante, explique Mme Ala'i, mais en 1983, quelques années après la révolution iranienne, au moins 30 familles de cette localité et des villages environnants ont été jetés dans des bus et expulsés. Depuis lors, elles ont cherché à obtenir une réparation légale mais en vain alors qu'elles reviennent l'été pour les récoltes. »

La journée qui a suivi les démolitions, un bahá'í qui s'était rendu avec sa famille sur place afin de récolter sa production a été battu et insulté par les autres habitants. Dans le passé, ceux qui essayaient de chasser les bahá'ís les ont attaqués alors qu'ils tentaient de pénétrer dans le quartier afin de reconstruire ou rénover leurs propriétés.

« Les attaques gouvernementales continues contre les bahá'ís dans les médias – et l'inaction des autorités locales dans leur devoir de protection – a incité à la haine vis-à-vis des bahá'ís dans la région et partout en Iran », poursuit Mme Alai.

« Les dernières actions montrent l'échec des autorités quant à leur responsabilité vis-à-vis de la protection des bahá'ís et de la liberté religieuse. »

Avant et après les derniers incidents, des membres de la communauté bahá'íe ont déposé des plaintes auprès des autorités gouvernementales, y compris auprès du gouverneur de Sari. Chaque fois, les démolitions ou les motifs qui les sous-tendent ont été déniés.

Vendredi dernier, alors que les informations concernant les dernières actions commençaient à apparaître sur différents sites en langue persane, la Communauté internationale bahá'íe n'a pu confirmer l'incident qu'aujourd'hui. Les derniers rapports indiquent que 90 % des maisons bahá'íes sont maintenant détruites.

Pour plus d'informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran

Homes demolished in campaign to drive Baha'is out of Iranian village

Baha'i World News Service - 28 June 2010 - 6:00am
Homes belonging to some 50 Baha'i families in a remote village in northern Iran have been demolished as part of a long-running campaign to expel them from the region. The action occurred in Ivel, Mazandaran, when inhabitants – incited by elements inimical to the Baha'i community – blocked normal access to the village, while allowing trucks and at least four front-end loaders to begin...

Religious leaders call for action on the environment, poverty and peace

Baha'i World News Service - 24 June 2010 - 6:00am
World leaders meeting in Canada have been urged to take "inspired leadership and action" to halt poverty, protect the environment, and end violent conflict. The challenge was made in a statement drafted by representatives of the world's religions, who gathered at the University of Winnipeg in advance of this week's G8 and G20 summits in Toronto. "Acknowledging our common humanity and...

La présidente irlandaise effectue une visite historique au centre bahá'í

Nouvelles internationales - 19 June 2010 - 6:40am
La présidente d'Irlande, Mary McAleese, s'adresse à l'assemblée au centre bahá'í de Dublin.

Dublin, Irlande, publié le 19 juin - La présidente de la république d'Irlande, Mary McAleese, a fait l'éloge de l'universalité des enseignements bahá'ís et de la contribution de ses membres à la vie de leur pays.

« Vous vous distinguez en tant que personnes possédant des valeurs qui méritent d'être observées, qui méritent d'être un modèle, qui méritent d'être examinées, qui méritent d'être imitées ; aussi, n'ayez jamais aucun doute sur votre propre valeur, chaque jour qui passe dans ce monde », a déclaré la présidente McAleese à une réunion de quelque 60 bahá'ís pendant sa première visite au centre bahá'í dans la capitale irlandaise.

Pendant sa visite, la présidente McAleese, à droite, s'est entretenue aves les jeunes bahá'ís de la région de Dublin.

« Une chose que vous ne savez probablement pas et qui, j'en suis certaine, est vraie pour beaucoup d'entre vous, c'est que, par vos vies, vous êtes des ambassadeurs extraordinaires de votre Foi », a-t-elle a affirmé de façon informelle.

Mme McAleese, élue présidente d'Irlande pour la première fois en 1997, a fait une visite spéciale au centre bahá'í le 30 avril à l'occasion de la célébration du Festival de Riḍván. Cette fête marque l'anniversaire de la déclaration de Bahá'u'lláh en 1863 lorsqu'il a proclamé publiquement qu'il était le plus récent d'une lignée de messagers divins comprenant, entre autres, Bouddha, Jésus, Krishna, Mahomet, Moïse et Zoroastre.

La présidente, à droite, s'est vu offrir une édition spéciale des Paroles cachées de Bahá'u'lláh, à la fois en anglais et en irlandais. Elle est photographiée avec son traducteur, M. Seosamh Watson.

La présidente a aussi exprimé de l'inquiétude au sujet de la persécution des bahá'ís dans d'autres pays. Elle a souligné qu'il était à la fois triste et remarquable qu'une Foi avec de telles principes puisse, de quelque façon que ce soit, attirer la violence d'autrui.

« Et, ce soir, je pense nous devons vraiment garder dans nos cœurs ceux qui sont en train de payer un prix si élevé pour leur fidélité à un charisme divin et simplement humain qui touche directement le cœur de l'humanité », a ajouté la présidente McAleese.

La présidente de la république d'Irlande, Mary McAleese, à gauche, s'entretient avec deux membres de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís d'Irlande, M. Brendan McNamara et Mme Alison Wortley.

« Quelle chance a le peuple irlandais de vivre dans un État où les adeptes de toutes les religions ou d'aucune sont libres de pratiquer », a-t-elle poursuivi, selon The Irish Times qui a couvert sa visite.

Pendant la réception, la présidente McAleese a reçu une édition spéciale reliée du livre bahá'í, Les Paroles cachées de Bahá'u'lláh, à la fois en anglais et en irlandais.

Brendan McNamara, le président de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís de la république d'Irlande, a défini la visite de la présidente comme « une étape importante -un évènement très joyeux ».

« Elle était très généreuse et a parlé avec toutes les personnes présentes, a dit M. McNamarra, en prenant particulièrement le temps d'encourager les jeunes - dans tout ce qu'ils faisaient - à contribuer à l'avenir de l'Irlande. »

Le procès des sept responsables bahá'ís semble être terminé

Nouvelles internationales - 14 June 2010 - 5:09pm

New-York, publié le 14 juin – Le procès des sept responsables bahá'ís emprisonnés depuis plus de deux ans en Iran semble être arriver à terme après trois jours consécutifs d'audiences.

Les sept prisonniers ont comparu devant la Section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran dans la matinée du samedi 12 juin puis sont retournés à la prison d'Evin peu après midi.

L'audience fut renvoyée au jour suivant puis à ce matin.

« Nous pouvons confirmer qu'une audience s'est tenue aujourd'hui à Téhéran, indique Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá'íe au Nations unies, et il semble, d'après nos informations, que le procès lui-même est maintenant terminé. Mais nous n'avons pas d'autres informations pour l'instant. »

Les prévenus sont Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.

Avant leur emprisonnement, ils veillaient aux besoins spirituels et sociaux de la communauté bahá'íe d'Iran, forte de plus de 300 000 membres. Ils ont été détenus dans la prison d'Evin depuis leur arrestation en 2008, six d'entre eux le 14 mai et l'une d'entre eux deux mois plus tôt.

Leur procès a commencé le 12 janvier de cette année après qu'ils ont été incarcérés sans notification de charges à la prison d'Evin pendant 20 mois. À la première audience, les sept bahá'ís ont catégoriquement démentis les accusations d'espionnage, d'activités de propagande contre l'ordre islamique et de « corruption sur Terre », entre autres allégations.

Une deuxième audience, tenue le 7 février, portait principalement sur des questions procédurales. La troisième session, qui était prétendument à huis clos, a été ajournée après que les sept inculpés, en accord avec leurs avocats, ont refusé de participer à la procédure en raison de la présence de personnes ne faisant pas partie du corps judiciaire.

Le procès des responsables bahá'ís iraniens se poursuit durant la journée mondiale d'action

Nouvelles internationales - 14 June 2010 - 10:57am
Le député brésilien Luiz Couto s'adresse aux militants des droits de l'homme à Brasilia ; ceux-ci portent des masques représentant les sept responsables bahá'ís iraniens emprisonnés.

Bruxelles, Belgique, publié le 13 juin 2010 - À l'occasion de la journée mondiale d'action pour la défense des droits de l'homme en Iran, l'Union européenne et le Premier ministre canadien ont rendu publiques des déclarations appelant l'Iran à respecter le droit international.

Dans une déclaration au nom de l'Union européenne, la haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune, la baronne Catherine Ashton, a indiqué : « Nous appelons l'Iran à respecter le droit à un procès équitable garanti par l'article 14 du PIDCP (Pacte international relatif aux droits civils et politiques). Les discriminations à l'encontre des minorités religieuses et ethniques ainsi qu'à l'encontre des femmes sont également une source de préoccupation. » (traduction non officielle)

Au Brésil, les militants des droits de l'homme portent des masques représentant les sept responsables bahá'ís iraniens emprisonnés devant le Congrès national brésilien à Brasilia.

« Nous sommes préoccupés par des rapports sérieux faisant état de mauvais traitements et de torture des personnes détenues et emprisonnées ainsi que par des allégations de confessions forcées. À cet égard, l'UE surveillera de très près le procès des responsables bahá'ís qui se poursuit. »

« Nous profitons de cette occasion pour assurer le peuple d'Iran qu'il n'a pas été oublié : l'UE continuera à appeler les autorités iraniennes à respecter les droits de ses citoyens conformément aux obligations internationales auxquelles elles se sont engagées au regard du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et d'autres traités relatifs aux droits de l'homme. »

La déclaration de l'UE a été publiée le samedi 12 juin, le jour même où les sept responsables bahá'ís ont été à nouveau présenté au Tribunal à Téhéran pour la quatrième audience de leur procès qui a continue aujourd'hui.

Déclaration du Premier ministre canadien

À Berlin, en Allemagne, une réplique de la cellule a été construite devant l'historique porte de Brandebourg pour attirer l'attention sur le cas des responsables bahá'ís emprisonnés en Iran.

Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a également appelé l'Iran à respecter les droits de la communauté bahá'ís et de « cesser de la persécuter, de la discriminer et de détenir ses membres ».

« Nous notons que le procès des sept responsables de la communauté bahá'íe devait continuer aujourd'hui », a déclaré M. Harper dans une déclaration marquant le premier anniversaire des élections présidentielles de 2009, « et nous appelons le régime iranien à garantir un procès équitable. »

« L'Iran n'a fait absolument aucun progrès durant l'année passée pour répondre aux aspirations légitimes de son peuple. Son régime a même été plus répressif. L'absence totale et continue de considération de l'Iran pour les droits de ses citoyens doit cesser. »

Appelant l'Iran à respecter ses engagements pour les droits de l'homme, le Premier ministre a appelé le gouvernement iranien « à respecter les différents groupes sociaux et politiques ainsi que leur liberté d'expression et à engager avec ces groupes un dialogue constructif qui servira à renforcer la richesse de la nation iranienne ».

Appel du Royaume-Uni

À Berlin, les militants des droits de l'homme de tous âges et milieux socioculturels réclament la liberté pour les prisonniers politique d'Iran.

À Londres, le gouvernement du Royaume-Uni a également publié une déclaration indiquant que « Ce procès intervient alors que nous nous souvenons des violations des droits de l'homme à l'occasion des élections en Iran, il y a un an ».

« J'appelle le gouvernement iranien à assurer, sans délai, que les droits de ces individus soient totalement protégés, a déclaré le sous-secrétaire d'État du Foreign Office, Alistair Burt, le vendredi 11 juin, qu'ils se voient garanti une procédure équitable incluant une remise en liberté sous caution et un procès juste et public, conformément aux standards internationaux. »

Le ministre a également appelé le gouvernement iranien « à cesser le harcèlement et aussi à respecter les droits de nombreux membres de minorités qui continuent à faire face à des arrestations et de longues peines de prison, souvent basées sur des accusations d'action contre la sécurité nationale formulées de manière imprécise ».

Journée mondiale d'action

Le slogan « Droits de l'homme pour l'Iran » est affiché en grandes lettres par les militants réunis à la porte de Brandebourg à Berlin.

Dans plus de 80 villes à travers le monde, des individus sont descendus dans les rues hier pour appeler à la fin des violations des droits de l'homme en Iran. En Afrique du Sud, des bus portaient des photos de prisonniers de conscience iraniens dans le cadre d'une campagne organisée par l'organisation United4Iran.

« Il ne s'agit pas de politiques de parti ou d'appels à des actions punitives, a indiqué l'un des militants à Johannesburg, il s'agit d'un appel de principe à respecter les droits de l'homme de chaque personne. »

À Berlin, un groupe a reproduit une réplique de cellule devant l'historique porte de Brandebourg. Un panneau représentant les sept responsables bahá'ís indiquait : « Les idéaux ne peuvent être emprisonnés. Mais les personnes avec des idéaux peuvent l'être. En Iran, ces personnes ont besoin de votre aide. »

Des photos des sept responsables bahá'ís emprisonnés figuraient bien en vue dans la marche organisée par United4Iran à travers les rues de New Dehli. Les photos sont tirées d'une vidéo.

« Depuis plus de deux ans, les sept responsables bahá'ís sont arrêtés sans justification, indique un militant. Ils sont emprisonnés uniquement parce qu'ils sont bahá'ís. Aujourd'hui, ce sont les bahá'ís. Demain, ce pourrait être les sunnites, les juifs, les chrétiens ou d'autres minorités. »

« J'espère que nous envoyons un signal fort de solidarité au peuple iranien, indique un autre. Le peuple iranien doit savoir que nos pensées sont avec eux. »

Au Brésil, des militants portant des masques représentant les sept responsables bahá'ís se sont réunis devant le Congrès brésilien mercredi dernier pour appeler à leur libération.

À cette occasion, le membre du Congrès, M. Liuz Couto, un ancien président de la Commission des droits de l'homme et des minorités, a indiqué que la foi d'une personne relève des droits humains intrinsèques, nécessaires au développement d'un individu et à sa contribution à la société.

Un des panneaux d'affichage mobiles de United4Iran a été mis en circulation à Londres, en Angleterre. Il représente la photo des sept responsables bahá'ís et le slogan « Injustement emprisonnés du fait de leur religion ».

Faisant référence à la situation des bahá'ís en Iran lors d'une cession plénière de la Chambre brésilienne des députés, le député Paulo Delgado a déclaré que les politiques des droits de l'homme sont « incontournables et n'admettent aucune exception » dans le monde démocratique. M. Delgado a exprimé son espoir que la communauté internationale réalise que « l'angoisse et la souffrance d'une minorité religieuse » est quelque chose qui « peut arriver à chacun de nous ».

Trial of seven Iranian Baha'i leaders appears to have ended

Baha'i World News Service - 14 June 2010 - 6:00am
The trial of seven Baha'i leaders imprisoned for more than two years in Iran seems to have come to a conclusion after three days of successive court hearings. The seven appeared in Branch 28 of the Revolutionary Court in Tehran on the morning of Saturday, 12 June and returned to Evin Prison shortly after noon. The Court was reconvened the next day, as well as this morning. "We can...

Ongoing trial of Iran's Baha'i leaders highlighted on global day of action

Baha'i World News Service - 13 June 2010 - 6:00am
On a global day of action highlighting human rights abuses in Iran, the European Union and the Prime Minister of Canada issued strong statements calling for Iran to respect international law. In a declaration made on behalf of the European Union, its High Representative for Foreign Affairs and Security Policy, Baroness Catherine Ashton, said, "We call on Iran to respect fair trial rights as...

Nombreux appels à la libération des responsables bahá'ís iraniens à l'occasion de la poursuite du procès

Nouvelles internationales - 12 June 2010 - 1:12pm
Photos des sept responsables emprisonnés mises en avant dans le cadre de la marche United4Iran dans les rues de Delhi. Photos tirées d'une vidéo.

New Delhi, publié le 12 juin 2010 – À la veille de la quatrième audience dans le procès des sept responsables bahá'ís iraniens emprisonnés, des voix se sont élevées à travers le monde entier pour qu'ils soient libérés.

L'archevêque catholique romain de Delhi s'est adressé au Guide suprême iranien appelant à la libération des sept bahá'ís « ou à tout le moins à leur libération sous caution dans l'attente d'un procès équitable et public en accord avec les standards juridiques internationaux ».

« Lors des audiences tenues jusqu'à ce jour, aucune preuve de faits répréhensibles n'a été présentée comme l'ont confirmé leurs avocats », écrit l'archevêque Vincent M. Concessao dans sa lettre à l'ayatollah Ali Khamenei, datée du 5 juin 2010.

Hier, le militant et leader spirituel Swami Agnivesh a conduit un défilé pacifique à travers les rues de New Delhi jusqu'à la maison Hyderabad, propriété du gouvernement utilisée pour les évènements importants et les conférences de presse.

Les manifestants, beaucoup d'eux portant des masques, brandissaient des bannières et des pancartes représentant les responsables bahá'ís ainsi que des images d'autres prisonniers actuellement détenus.

Selon le journal The Hindu, Swami Agnivesh a indiqué à l'assemblée que l'humanité exige amour et respect pour chacun et devrait permettre la coexistence pacifique et solidaire de différents systèmes de croyances et idéologies.

Initiative mondiale

La marche à New Delhi était un prélude à la journée mondiale d'action de demain exigeant la fin des violations des droits de l'homme en Iran et marquant le premier anniversaire de l'élection présidentielle contestée.

L'initiative, coordonnée par United4Iran, est soutenue par de nombreuses organisations dont Amnesty International et la Communauté internationale bahá'íe.

Des ONG réputées se joignent à tout un ensemble de groupes locaux, de groupes d'étudiants, de groupes basés sur Internet, pour organiser simultanément des évènements dans de nombreuses villes et campus à travers le monde. Le site Internet de la campagne est disponible ici.

Le panneau d'affichage mobile représentant les sept responsables bahá'ís emprisonnés a traversé Trafalgar Square à Londres, Royaume-Uni.

Au Royaume-Uni, un panneau d'affichage mobile représentant les sept responsables baha'is a été mis en circulation à Londres en vue d'attirer l'attention sur leur sort.

Pendant ce temps, aux États-Unis, Frank R. Wolf, membre de la Chambre des représentants, a déposé une motion appelant à renouveler le soutien aux sept bahá'ís.

« Le monde ne peut fermer les yeux sur la brutale répression que le régime inflige à son propre peuple », a indiqué Monsieur Wolf.

L'un des panneaux d'affichage mobiles de United4Iran a été mis en circulation à Londres, Royaume-Uni. Il représente une photo des sept responsables bahá'ís et le slogan « Injustement emprisonnés du fait de leur religion ».

« Nous devons continuer à défendre le droit à un procès équitable pour ces sept responsables bahá'ís ainsi que les droits fondamentaux de la communauté dans son ensemble laquelle, selon le récent rapport de la Commission américaine pour la liberté religieuse internationale, « a été soumise à des violations particulièrement sévères en Iran. »

Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies

Des préoccupations ont également été exprimées cette semaine lors des débats à la 14ème session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève. La situation de la persécution des bahá'ís y a été évoquée le mardi 8 juin au nom de l'Union européenne par l'Espagne. Elle a également été mentionnée dans les contributions de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis.

« Nous craignons que la situation déjà désastreuse des droits de l'homme en Iran ne continue à se détériorer si la communauté internationale ne continue pas à tenir le gouvernement iranien responsable de ses actions », a indiqué le représentant canadien.

En plus de l'appui à la déclaration espagnole, sept états membre de l'Union européenne ont spécifiquement mentionné leur propre préoccupation au sujet de la persécution des bahá'ís.

L'Autriche a souligné qu'elle « demeurait très préoccupée par la discrimination et le harcèlement des minorités religieuses, en particulier des membres des bahá'ís, et par le procès contre sept de leurs dirigeants que nous suivons de très près ».

Le procès des sept responsables bahá'ís a débuté le 12 janvier après qu'ils ont été incarcérés sans charges dans la prison d'Evin à Téhéran pendant 20 mois. Lors de la première audience, tenue devant la section 28 du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, les bahá'ís ont catégoriquement rejeté les accusations, entre autres, d'espionnage, de propagande contre l'ordre islamique et de « corruption sur Terre ».

Les sept prévenus sont Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Avant leur emprisonnement, ils veillaient aux besoins spirituels et sociaux de la communauté bahá'íe d'Iran, forte de plus de 300 000 membres.

Actuellement, quelque 41 bahá'ís sont emprisonnés dans diverses villes en Iran.

Global call for release of Iranian Baha'i leaders as trial session looms

Baha'i World News Service - 11 June 2010 - 6:00am
On the eve of the fourth court hearing for Iran's seven imprisoned Baha'i leaders, voices are being raised around the world for them to be freed. The Roman Catholic Archbishop of Delhi has addressed Iran's Supreme Leader calling for the release of the seven, "or at the very least for them to be released on bail and await a fair and open trial in accordance with the international standards of...

Les bahá'ís vont participer au sommet des dirigeants religieux du G8

Nouvelles internationales - 7 June 2010 - 4:13pm

Winnipeg, Manitoba, publié le 7 juin 2010 (Crédits SCNB) - Du 21 au 23 juin, Winnipeg accueillera plus de 80 dirigeants religieux du monde entier. Ce sera le cinquième Sommet des dirigeants religieux des pays du G8 et du G20. Le but du sommet est de rédiger conjointement un message qui sera adressé par les diverses collectivités confessionnelles aux dirigeants politiques qui participeront au sommet des G8 et G20 à Huntsville et à Toronto, du 25 au 28 juin.

Le sommet de cette année aura lieu à l'Université de Winnipeg, à l'invitation de Lloyd Axworthy, ancien ministre canadien des Affaires étrangères et président de l'Université. Au cours des derniers mois, les représentants bahá'ís ont participé activement au comité directeur, au comité de rédaction de la déclaration et au comité local d'organisation à Winnipeg. Un délégué bahá'í sera au nombre des dirigeants religieux et des représentants bahá'ís venus de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis participeront à titre d'observateurs.

Une ébauche de la déclaration devant être discutée par les dirigeants religieux a été rédigée et est disponible à l'adresse www.faithchallengeg8.com. On peut également y trouver les commentaires de seize collectivités et organisations confessionnelles, dont celui de la communauté bahá'íe du Canada.

Les huit objectifs du Millénaire pour le développement, les OMD, sont les normes que nous devons instaurer, et cela le plus tôt possible. La déclaration des dirigeants religieux attire l'attention sur trois de ces objectifs qui portent sur les questions de la pauvreté, de l'environnement et de la paix. Ils sont particulièrement pertinents à une réunion des dirigeants politiques du monde, puisqu'ils nécessitent que les nations agissent de façon concertée. Malgré que les dirigeants se soient déjà rencontrés, les réponses demeurent plus lointaines que jamais.

Pourquoi les progrès sont-ils aussi hésitants ?

Les bahá'ís croient que l'humanité possède les ressources matérielles et scientifiques nécessaires à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et à l'établissement d'une civilisation mondiale pacifique et équitable. Ils envisagent aussi un monde prospère, et une société efflorescente, puisque chaque personne aura l'occasion de contribuer au bien-être de l'humanité dans son ensemble.

Pour répondre adéquatement aux objectifs du Millénaire pour le développement, est-il nécessaire que les gouvernements reçoivent l'assurance que les populations, qui leur confèrent la légitimité, sont engagées envers le monde, au-delà de leur intérêt naturel pour le seul bien de leur pays, et sont conscientes de l'unicité et de l'intégrité de l'humanité ? Nous sommes d'avis qu'un tel engagement général envers l'unité de l'humanité et un tel esprit de solidarité sont essentiels, si nous nous attendons à ce que les gouvernements passent outre à leur intérêt national étroit. Sans cette assurance de l'appui généralisé de la population, les gouvernements continueront à agir sur la base de ce qu'on a convenu d'appeler réalisme politique, d'un point de vue borné, plus néfaste que bénéfique, qui reflète une préoccupation limitée à leurs propres intérêts. Cette façon de voir et d'agir engendre une société mondiale de plus en plus fragmentée, inéquitable et angoissée – une société mondiale qui n'arrive pas à refléter la dignité et l'honneur que Dieu a conféré à l'humanité.

La déclaration des dirigeants religieux des G8 témoigne éloquemment du fait que nous sommes tous membres de la famille humaine. Voilà l'unité d'intention exprimée par les diverses confessions, ce qui indique que la population pourrait bien avoir compris avant ses dirigeants que nous devons être unis pour que la société puisse avancer.

« Le bien-être de l'humanité, sa paix et sa sécurité ne pourront être obtenus si son unité n'est pas fermement établie » écrivait Bahá'u'lláh, le fondateur de la foi bahá'íe, au dix-neuvième siècle, à une époque où, devant la montée du nationalisme militant et du matérialisme, les dirigeants religieux n'avaient malheureusement pas su défendre l'esprit de la vérité religieuse, plutôt que sa seule forme.

Les forces de l'irréligion et de ceux qui recherchaient le pouvoir comme fin en soi, ont saisi cette occasion, ce qui a entraîné un siècle de désastre et précipité le déclin des vérités spirituelles et des principes moraux dans la société. Ces principes et ces pratiques sociales peuvent le mieux être résumés par la règle d'or, l'axe central de toutes les grandes religions.

Auparavant reléguée dans le domaine privé, la religion a récemment fait irruption sur la scène publique, parfois à titre de problème plutôt que de solution. Malgré cela, les bahá'ís, comme les autres partenaires de la déclaration au Sommet des dirigeants religieux du G8, croient que la religion peut, et doit, contribuer à la société et au débat public. Quand on examine impartialement la situation, on constate que, partout dans le monde, les religions continuent de fournir plus de soins de la santé et de services éducatifs que bien des gouvernements. Pendant des siècles, les religions ont uni des populations distinctes pour former des sociétés de plus en plus nombreuses et complexes. Les collectivités confessionnelles étaient mondiales bien avant la mondialisation de l'économie. Les religions doivent à nouveau faire entendre leur point de vue et participer aux activités publiques partout dans le monde.

Si le monde a besoin que les organisations confessionnelles fournissent des services et encouragent les gouvernements, et les critiquent à l'occasion, il a davantage besoin qu'elles motivent et inspirent les gens, de manière à instiller en eux la volonté d'agir et à les inciter à prendre les mesures leur permettant d'abandonner un état de chose bien établi mais inacceptable.

Les adeptes forment la base des collectivités confessionnelles, c'est pourquoi, elles comprennent bien la souffrance que la pauvreté, l'instabilité économique, l'injustice et l'indigence causée par l'environnement imposent aux personnes, aux familles et aux collectivités locales. Elles ne sont pas des organisations à but unique, mais plutôt des collectivités complexes, souvent caractérisées par une grande diversité. Du fait que leurs valeurs sont communes à des groupes distincts d'adeptes, et maintenant à des collectivités confessionnelles distinctes, les religions sont familières avec les valeurs qui définissent la réalité humaine d'une façon qui met en évidence sa capacité de surmonter les difficultés de la vie. Elles croient que Dieu a doté l'esprit humain de la capacité de transcender le désespoir et la douleur.

Ces caractéristiques de la religion ne devraient pas demeurer une question privée. Elles devraient éclairer et inspirer le domaine de préoccupation public en aidant à développer un engagement public général envers une solidarité qui dépasse les frontières, envers la coopération, la générosité, et un renforcement de la volonté des gens de servir le bien public. Trop souvent on pense que l'unité et l'harmonie, la camaraderie, l'amitié et la bienveillance entrent en jeu seulement après que d'autres problèmes concrets ont été résolus. Toutefois les religions comprennent que ces capacités spirituelles, ainsi que la capacité qui nous a été conférée par Dieu de comprendre comment le monde de la nature fonctionne et de nous servir de la science pour notre bien-être sont en réalité les capacités les plus utiles de notre espèce. Elles sont indispensables à la survie et à la réussite de la famille humaine sur toute la planète. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous comprendrons que le niveau de souffrances et d'injustice qui existent actuellement dans le monde exige que les dirigeants et les populations en général réagissent en mettant à profit l'entraide mutuelle, la confiance et le sacrifice envers autrui, qui sont parmi les enseignements les plus importants de toutes les religions.

« Béni celui qui se lève pour servir les plus hauts intérêts des peuples de la terre. (...) Ce n'est point aimer son propre pays dont il convient de se glorifier, c'est aimer le monde entier. » Voilà la norme évoquée par Bahá'u'lláh, qui rappelle les enseignements d'autres messagers de Dieu au cours des âges. Alors que nous sommes confrontés à la pauvreté et à l'injustice, il nous dit : « Dites aux riches les soupirs nocturnes des pauvres, de peur que l'insouciance ne les conduise sur le chemin de la destruction et ne les prive de l'Arbre de richesse. »

Le Sommet des dirigeants religieux du G8 pourrait bien n'être qu'un pas vers le ravivement de l'esprit de foi dans la politique mondiale, encore loin des idéaux que la religion nous a toujours enseignés, mais il faut se réjouir de cet effort important, puisqu'il contribue au processus.

© 2010 La communauté bahá'íe du Canada-

La communauté baha'ie française sera représentée par Lucien Crevel, Vice-Président de l'Assemblée spirituelle nationale

Joint par téléphone, il nous livre ses impressions avant son départ pour le Sommet :

« Je suis très heureux de la participation des bahá'ís à ce cinquième Sommet des dirigeants religieux des pays du G8 et du G20. C'est la première fois que la foi bahá'íe y est conviée. Être le représentant de la communauté bahá'íe française, c'est pour moi un grand honneur et une grande responsabilité. Il me semble que cette participation fait écho au « Message aux dirigeants des religions du monde ». Écrit en avril 2002 par la Maison universelle de justice et adressé à toutes les autorités importantes des principales communautés religieuses du monde, ce message a été divulgué partout dans le monde. À cette occasion, j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs des principaux dignitaires religieux de France afin de leur en remettre un exemplaire. »

« Dans ce message, la Maison universelle de justice rappelait que « …, la communauté bahá'íe a, dès le départ, vigoureusement promu les activités inter-religieuses. Au-delà des liens précieux qu'ils y ont tissés, les bahá'ís voient dans l'effort de rapprochement des diverses religions, la réponse donnée, à la volonté de Dieu, par une humanité accédant à sa maturité collective. »

« Par conséquent, je vois dans notre participation à ce Sommet des dirigeants religieux des pays du G8 et du G20, une réponse à cet appel qui dépasse actuellement le « dialogue interreligieux » pour se diriger vers une « collaboration interreligieuse » visant à inspirer les dirigeants du monde afin de résoudre nombre de problèmes cruciaux auxquels doit faire face l'humanité. »

Fourth court date for imprisoned Baha’i leaders set for 12 June

Baha'i World News Service - 1 June 2010 - 6:00am
The seven Baha'i leaders imprisoned for more than two years in Iran are scheduled to make their fourth court appearance on 12 June, the Baha'i International Community has learned. The date coincides with the first anniversary of last year's contested presidential election in Iran, as well as a global day of action aimed at calling attention to human rights abuses in that country. The trial...

Irish President makes historic visit to Baha'i Centre

Baha'i World News Service - 28 May 2010 - 6:00am
The President of the Republic of Ireland, Mary McAleese, has praised the universality of the Baha'i teachings and the contribution its members make to the life of their nation. "You are marked out as people with values that are worth observing, worth learning from, worth looking at, worth imitating and so never be in any doubt of the value you are every single day in this world," President...

Human rights abuses in Iran focus of global campaigns

Baha'i World News Service - 24 May 2010 - 6:00am
A global day of action demanding an end to human rights abuses in Iran has been called for Saturday, 12 June. The initiative – coordinated by human rights group United4Iran – is being cosponsored by numerous organizations including Amnesty International, Human Rights Watch, the Nobel Women's Initiative, the Baha'i International Community, the Cairo Institute for Human Rights Studies, FIDH...
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