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De nouveaux rapports sur des violations des droits de l'homme soulignent la situation des bahá'ís iraniens
GENÈVE, publié le 25 août 2011– Trois nouvelles importantes études menées par des organisations internationales des droits de l'homme, ont identifié le traitement appliqué par l'Iran à ses citoyens bahá'ís comme un sujet majeur de préoccupations.
Ces rapports ont été publiés par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), le Minority Rights Group International ou MRG (Groupe international des droits des minorités), et Amnesty International.
La Communauté internationale bahá'íe a salué la reconnaissance de la situation des bahá'ís iraniens mise en évidence dans le cadre des violations des droits internationaux de l'homme.
- Trois rapports récents publiés par des organisations importantes concernant les droits de l'homme attirent l'attention sur le régime que l'Iran applique à ses citoyens bahá'ís. Ils sont publiés par la Fédération internationale des droits de l'homme (à gauche), Amnesty international (à l'avant, à gauche) et à droite le Minority Rights Group International (Groupe international des droits des minorités).
« Chacun de ces rapports d'enquête examine un problème important : les minorités, les femmes prisonnières ou le Moyen-Orient en général et chacun réserve une place à la persécution permanente dont les bahá'ís font l'objet dans ce contexte, mettant ainsi en évidence le caractère coordonné des violations des droits fondamentaux », a expliqué Diane Ala'i, la représentante de la Communauté internationale bahá'íe aux Nations unies à Genève.
Elle poursuit en disant : « Nous exprimons également nos graves préoccupations au sujet des violations des droits de l'homme vis-à-vis d'autres groupes en Iran, comme les femmes, les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme aussi bien qu'aux citoyens ordinaires à la recherche du droit à la liberté d'expression. »
« Libérez toutes les prisonnières de conscience »Dans son rapport concernant les femmes emprisonnées, la section parisienne de la FIDH appelle l'Iran à « libérer toutes les prisonnières de conscience, immédiatement et sans condition ».
En date du 13 août, l'Iran détient actuellement et injustement, au moins 47 de ces femmes, écrit la FIDH.
Six femmes bahá'íes sont répertoriées par la FIDH, y compris Mahvash Sabet et Fariba Kamalabadi, toutes deux condamnées à 20 ans de prison pour leur appartenance à un groupe national ad hoc, composé de sept personnes, qui veillait aux besoins de la communauté bahá'íe d'Iran forte de 300 000 âmes. L'année dernière, elles ont été injustement accusées d'espionnage et d'autres chefs d'inculpation fabriqués de toute pièce, entièrement en relation avec leur adhésion à la foi bahá'íe.
Dans le rapport, on évoque également Nasrin Sotoudeh, avocate, représentante de nombreuses victimes d'abus des droits de l'homme, comme des bahá'ís ou des prisonniers condamnés à mort pour des crimes commis alors qu'ils étaient mineurs. En janvier de cette année, Mme Sotoudeh a été condamnée à 11 ans de prison pour des charges telles que « activités à l'encontre de la sécurité nationale » ou « propagande contre le régime ». De plus, il lui a été interdit de pratiquer son métier et de quitter l'Iran pour une durée de 20 ans. D'autres cas ont été mis en lumière par la FIDH comme celui de Mahbouheh Karami, défenseure des droits des femmes, condamnée à trois ans de prison ; de la journaliste Hengameh Shahidi, emprisonnée pour six ans, de l'étudiante et activiste Bahareh Hedayat, condamnée à neuf ans et demi et de l'actrice Marzieh Vafammehr, détenue de manière arbitraire.
« La communauté internationale devrait exprimer son entier soutien au mouvement des femmes iraniennes et à leur combat dans l'établissement des libertés de base, l'égalité des droits et le respect des droits de l'homme en Iran », avoue Karim Lahidji, Vice-président de la FIDH et Président de la Iranian League for the Defence of Human Rights in Iran (LDDHI) (Ligue iranienne de défense des droits de l'homme en Iran).
La situation des bahá'ís « demeure tragique »Dans la revue annuelle, publié à Londres le mois dernier par MRG, concernant les minorités dans le monde, l'accent était mis sur les problèmes auxquels les femmes appartenant à des minorités et à des communautés autochtones doivent faire face.
Elles sont souvent la cible de viols et autres violences sexuelles, de tortures et de meurtres, précisément en raison de leur appartenance ethnique, religieuse ou autochtone.
« La situation des bahá'ís en Iran reste tragique », constate la section du rapport consacrée à l'Iran, mettant en lumière l'absence de tout « observateur indépendant » lors du procès et de l'énoncé des sentences appliquées aux dirigeants bahá'ís.
Elle précise également que les bahá'ís iraniens ont dû faire face à l'interdiction d'accès à l'enseignement et à « la destruction arbitraire de leurs maisons, à des arrestations, à la confiscation et à l'anéantissement de leurs propriétés ».
Amnesty International, dans un supplément spécial de son magazine Wire sur le thème de « Cinquante ans de défense des droits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » observe que les bahá'ís sont, parmi les nombreuses minorités religieuses qui peuplent le Moyen-Orient, « parfois considérés avec suspicion et hostilité, ce qui les rend vulnérable aux abus de leurs droits humains fondamentaux ».
Les trois rapports, complets, peuvent être consultés sur les sites suivants :- Fédération internationale des droits de l'homme : http://www.fidh.org/IMG//pdf/public_statement_on_women_prisoners.pdf
- Minority Rights Group International : http://www.minorityrights.org/10848/state-of-the-worlds-minorities/state-of-the-worlds-minorities-and-indigenous-peoples-2011.html
- Amnesty International : http://www.amnesty.org/en/stay-informed/enewsletters/wire/wire-august-2011-50-years-defending-rights-middle-east-and-north-afr
- Le Bahá'í World News Service a publié un rapport spécial qui comprend des articles et des informations générales sur les sept dirigeants bahá'ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation – et les accusations à leur encontre. Il offre aussi des informations supplémentaires sur les persécutions de la communauté bahá'íe d'Iran.
Ce dossier spécial peut être consulté surhttp://news.bahai.org/human-rights/iran/yaran-special-report/
Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá'ís de France le dossier Iran.
- Un autre dossier spécial présente des articles et des éléments de référence sur Iran's campaign to deny higher education to Baha'is, la campagne de l'Iran visant à refuser l'éducation supérieure aux bahá'ís. Il contient des nouvelles concernant les derniers développements, un résumé de la situation, des articles de fond, des études de cas et des témoignages d'étudiants, des sources d'information et des liens. Ce dossier spécial peut être consulté sur http://news.bahai.org/human-rights/iran/education/
- La page International Reaction de Bahá'í World News Service est régulièrement mise à jour avec les réactions de gouvernements, d'organisations non-gouvernementales et de personnalités éminentes aux mesures prises contre les bahá'ís d'Iran.
- La page Media Reports présente un résumé de la couverture médiatique mondiale.
Religions in Catalonia unite to promote global change
New reports of human rights violations highlight situation of Iran's Baha'is
Nouvel affront pour la communauté bahá'íe d'Iran : les autorités déclarent vouloir inhumer une bahá'íe selon le rituel musulman
GENÈVE, publié le 11 août 2011 – Responsables d'une nouvelle action scandaleuse de discrimination religieuse, les autorités de la ville de Tabriz en Iran ont refusé aux bahá'ís l'autorisation d'inhumer une parente en conformité avec la loi bahá'íe et, à la place, elles ont promis d'ensevelir la défunte sans cercueil, selon le rite musulman.
« Pour tous ceux qui connaissent la culture du Moyen-Orient, l'idée que le gouvernement puisse obliger une famille à enterrer son être cher selon le rituel d'une autre religion dépasse l'entendement », a déclaré Diane Ala'i, la représentante de la Communauté internationale bahá'íe aux Nations unies à Genève.
Elle a fait remarquer que, selon les rites bahá'ís d'inhumation, le défunt doit être enterré dans un cercueil, alors que, selon la loi musulmane, aucun cercueil n'est utilisé.
« Cet incident démontre de manière évidente jusqu'où les autorités iraniennes peuvent aller pour manifester leurs préjugés et leur animosité envers les bahá'ís », a-t-elle affirmé.
L'affaire a débuté lundi lorsque les autorités de Tabriz ont précisé à la famille de Mme Fatemeh-Soltan Zaeri qu'elle ne pourrait pas l'enterrer dans le cimetière local selon la loi bahá'íe. À la place, ont-elles précisé, elle devrait être enterrée selon les coutumes musulmanes.
La famille a protesté, faisant remarquer qu'il avait toujours été possible à tous les membres de toutes les religions rencontrées dans la région d'enterrer leurs défunts comme ils le souhaitaient.
En réponse à cette protestation, les autorités ont exigé que Mme Zaeri soit enterrée sans cercueil – et elles ont fait savoir qu'elles détenaient son corps pendant 48 heures afin d'empêcher un éventuel transfert.
Le 9 août, lors d'un nouveau contact d'un membre de la famille avec les autorités du cimetière, plaidant pour la restitution du corps afin de l'enterrer ailleurs, il a été informé qu'elle serait, de toute façon, enterrée le jeudi, sans cercueil, lors d'une cérémonie musulmane, et que seul son mari aurait la permission d'être présent.
Ce n'est que l'incident le plus récent d'un long passé de problèmes auxquels les bahá'ís ont eu à faire face quant à l'inhumation appropriée de leurs défunts. Dans de nombreuses villes d'Iran, les bahá'ís ont longtemps été empêchés d'utiliser les cimetières musulmans et, en remplacement, ils ont pu créer leurs propres cimetières.
Cependant, ces cimetières bahá'ís ont été souvent saccagés et profanés.
Au cours de l'année passée, les cimetières bahá'ís à Téhéran, Ghaemshahr, Marvdasht, Semnan, Sari et Ispahan ont été dégradés, détruits au bulldozer ou, d'une manière quelconque, fermés à la communauté bahá'íe. À la fin du mois d'avril, un petit cimetière à Gilavand, ne contenant que quatre tombes, a été profané par des intrus à l'aide d'un tracteur ; les quatre sépultures ont été détruites. Auparavant, en mars, une famille bahá'íe de Najafabad a été empêchée d'enterrer un être cher dans le cimetière bahá'í et ce en dépit du permis qui lui avait été délivré.
« Les autorités iraniennes ont constamment nié le fait que leur gouvernement persécute les bahá'ís en raison de leur religion. Les tracasseries concernant les enterrements bahá'ís et la profanation des cimetières sont des indications claires d'une persécution basée uniquement sur la religion et non le résultat d'une quelconque menace représentée par les bahá'ís ? » a conclu Diane Ala'i.
In new affront, authorities say they will bury an Iranian Baha'i as a Muslim
Aux Nations unies et sur le web, des jeunes gens discutent du développement durable
Nations unies, publié le 5 août 2011 – Dans toutes sortes de contextes, des jeunes, de plus en plus nombreux, expriment leurs opinions sur les questions mondiales et proposent des solutions.
C'est ce qui est ressorti d'un atelier, pour des jeunes, organisé ici sur le sujet : « Our Voices, Our Aspirations : A Youth Dialogue on Sustainable Development » (Nos voix, nos aspirations : un dialogue de jeunes sur le développement durable).
La rencontre a été organisée le mardi 26 juillet, dans les bureaux de la Communauté internationale bahá'íe aux Nations unies, comme événement annexe de la réunion de haut niveau des Nations unies sur la jeunesse de cette semaine.
- La réunion de haut niveau sur la jeunesse initiée par les Nations unies s'est ouverte le 25 juillet par un moment de silence en hommage aux victimes du récent attentat à la bombe et de la fusillade en Norvège. Photo des Nations unies - Eskinder Debebe
Des représentants de 400 groupes de jeunes ont rejoint des ambassadeurs, des organisations non-gouvernementales et des fonctionnaires des Nations unies, lors de la rencontre de deux jours des Nations unies, tenue les 25 et 26 juillet et intitulée : « Youth : Dialogue and Mutual Understanding » (La jeunesse : dialogue et compréhension mutuelle). Les conférences abordaient un vaste ensemble de sujets concernant la jeune génération comme l'emploi, la pauvreté et le développement durable.
- L'atelier, qui s'est tenu dans les bureaux de la Communauté internationale bahá'íe, le mardi 26 juillet, en parallèle à la réunion de haut niveau sur la jeunesse initiée par les Nations unies, s'est concentré notamment sur la manière dont les nouvelles technologies de la communication peuvent encourager un meilleur dialogue entre les jeunes du monde entier.
« Notre atelier était conçu de façon à compléter ces discussions plus larges et à offrir un lieu d'échange concernant le développement durable », explique Ming Hwee Chong, représentant de la Communauté internationale bahá'íe aux Nations unies.
Quelque 30 participants se sont réunis pour une présentation initiale réalisée par un comité, suivie ensuite par des discussions en petits groupes.
Lors du débat, Nathan Forster a évoqué un projet mené par son organisation Alas de Rio, qui étudie comment vidéo et médias sociaux peuvent être utilisés dans la transmission d'idées concernant le développement durable au travers des barrières conventionnelles de la langue et de la culture.
« De nombreux projets ont rencontré le succès, en termes de mobilisation, dans des opérations ou des causes sociales au travers de réseaux et de sites en ligne », explique M. Forster, dont l'organisation est orientée vers l'engagement de jeunes gens dans la conférence Rio + 20 sur l'environnement prévue pour l'année prochaine. Iyinoluwa Samuel Aboyeji de la World Youth Alliance a exprimé l'espoir que les jeunes gens se concentreront sur une mobilisation pour le changement au sein des familles et des communautés, plutôt que simplement faire du lobbying auprès des gouvernements.
« Dans les familles et les communautés, les valeurs se transmettent de génération en génération, précise-t-il, aussi, pour favoriser le développement durable, les points de contact principaux devraient être la famille et la communauté. »
Nur Shodjai, une bahá'íe, a présenté un projet pilote appelé « Voices of Youth » (Voix de jeunes) qui cherche à saisir les idées d'un groupe de jeunes, âgés de 11 à 15 ans, au moyen d'interviews vidéo.
Mlle Shodjai explique qu'on ne prend pas assez en compte l'opinion des jeunes car on considère qu'elle ne présente pas la maturité voulue. « Mais ils ont pourtant beaucoup à apporter », affirme-t-elle.
« À cet âge, ils sont à un moment particulier de leur vie où ils développent la faculté de comprendre et d'analyser ce qui se passe autour d'eux et d'apporter des solutions créatives. Ainsi, ils ont beaucoup à transmettre en termes d'idées et d'attitudes. »
Après s'être répartis en différents groupes afin d'aborder des discussions ciblées, les participants ont présenté le résultat de leurs délibérations à l'ensemble des auditeurs.
- Ming Hwee Chong, à droite, représentant de la Communauté internationale bahá'íe dialoguant avec Nathan Forster de Alas de Rio lors de l'atelier organisé, en marge de la réunion sur la jeunesse initiée par les Nations unies, dans les bureaux de la Communauté internationale bahá'íe le mardi 26 juillet.
Parmi leurs suggestions d'action, on peut retenir : travailler à l'amélioration de la prise de décision au niveau local, afin que les décisions soient décentralisées et mieux adapter aux situations locales ; mettre l'accent sur l'éducation environnementale et concentrer les efforts de promotion du développement durable sur les familles et les communautés locales.
« Il était particulièrement intéressant de voir comment les médias sociaux et les technologies de l'information peuvent être utilisées par les jeunes en un moment où ils tentent de jouer un rôle plus actif dans ce dialogue », ajoute Ming Hwee Chong.
Iran : L'éducation supérieure, mise en place par les bahá'ís pour leurs jeunes, considérée comme une « conspiration » contre l'État
GENÈVE, publié le 2 août 2011- Quelque neuf semaines après leur arrestation, 11 bahá'ís iraniens, associés à une initiative offrant une éducation supérieure aux jeunes membres de leur communauté exclus de l'université, seraient maintenant inculpés.
La Communauté internationale bahá'íe a appris que, pour avoir créer l'Institut bahá'í d'éducation supérieure (IBES), ces 11 bahá'ís iraniens sont accusés de « conspiration envers la sécurité nationale » et de « conspiration contre la République islamique d'Iran ».
« Qu'est-ce qui peut bien motiver la République islamique à lancer de telles charges ? », demande Diane Ala'i, la représentante à Genève de la Communauté internationale bahá'íe aux Nations unies.
Un tollé international généralisé a suivi les dernières attaques contre l'Institut bahá'í d'éducation supérieure au cours desquelles des rafles ont été opérées dans 39 maisons à la fin du mois de mai. Des 19 membres du personnel ou du corps enseignant de l'IBES qui ont été détenus à l'origine suite à ces descentes, 11 sont toujours en détention.
« Agissement impitoyable »Le ciblage récent de l'IBES est la dernière tentative d'une politique constante pour maintenir la plus importante minorité religieuse non-islamique d'Iran en marge de la société. Depuis la révolution islamique de 1979, les jeunes bahá'ís ont été systématiquement privés du droit à une éducation supérieure. N'ayant pas d'autres possibilités, la communauté bahá'íe a alors lancé son propre programme d'éducation. Celui-ci, à son tour, a subi des attaques en maintes occasions de la part des autorités iraniennes qui l'ont maintenant déclaré « illégal ».
« Cet agissement impitoyable fait intégralement partie d'un plan systématique pour appauvrir les bahá'ís d'Iran », explique Melle Ala'i. « Les autorités sont à l'évidence déterminées à forcer les jeunes bahá'ís qui aspirent à apporter leur contribution à leur société, à quitter leur patrie.
« Les bahá'ís ont, durant 3 décennies, été exclus de l'éducation supérieure. Et maintenant, leur propre initiative pacifique – dont l'objectif était de répondre aux besoins générés par les propres actions du gouvernement – est qualifiée de conspiration contre l'État.
« Les actions de l'Iran ont été attentivement examinées dans ce pays et, dans le monde entier, par des gouvernements, des organisations et des personnes impartiales. Le moment est venu pour la communauté internationale de s'insurger contre les agissements du gouvernement iranien », a-t-elle ajouté.
Les craintes des famillesLes familles des 11 prisonniers craignent que leurs êtres chers restent détenus pour une période prolongée.
« Nous savons que, dans le cas des sept responsables bahá'ís iraniens, ils auraient dû être libérés dans les deux mois ; la cour n'a présenté aucun élément de preuve justifiant leur emprisonnement prolongé », a affirmé Melle Ala'i.
« Lorsque les avocats de la défense ont élevé des objections contre cette détention, le tribunal a inventé de nouvelles charges pour justifier leur maintien en prison. Ils ont été détenus illégalement pendant presque deux ans conformément à l'ordonnance originale du tribunal ».
Condamnation internationale- La réponse internationale à la dernière attaque menée à l'encontre de l'Institut bahá'í d'éducation supérieure (IBES) englobe des activités aussi variées qu'une campagne d'étudiants de l'université de Zambie, un appel à l'UNESCO de l'association Universities Australia, représentant 39 universités en Australie, un article d'un journal du Koweït et une initiative d'envoi de cartes postales en France. Onze bahá'ís détenus, appartenant à l'Institut, seraient confrontés à des accusations de « conspiration contre la sécurité nationale » et de « conspiration contre la République islamique d'Iran ».
Le tollé contre la dernière attaque envers l'Institut bahá'í d'enseignement supérieur s'est étendu au monde entier, de l'Australie à la Zambie.
- Australie : le 28 juin, Universities Australia – représentant 39 des universités du pays – a soulevé la question avec le directeur général de l'UNESCO. Elle affirme : « Les universités australiennes sont unies dans leur ferme soutien à l'accès à l'éducation pour tous, sans distinction de croyance. » Dans une déclaration datée du 1er juin, le Vice-chancelier et Ministre des affaires étrangères australien, Michael Spindelegger a qualifié la restriction d'accès à l'éducation pour les jeunes bahá'ís « d'inacceptable ».
- Brésil : le 2 juin, Luiz Couto, membre du Congrès et ancien président de la Commission brésilienne pour les droits de l'homme et des minorités, a affirmé devant le Congrès national brésilien que « l'action menée par les autorités à l'encontre des individus appartenant à l'IBES démontre la ferme intention du gouvernement iranien de poursuivre leur politique d'élimination de la communauté bahá'íe ».
- Canada : le 21 juin, la sénatrice Mobina Jaffer – première femme musulmane élue au parlement canadien – a informé le Sénat que les attaques ne sont pas menées seulement à l'encontre « des étudiants et du corps enseignant de l'Institut bahá'í d'éducation, mais à l'encontre de l'idée fondamentale que l'éducation est un droit essentiel pour tous ».
- Chili : le 15 juin, le sénat a unanimement demandé au président Sébastien Pinera de « condamner fermement » l'Iran pour ses « persécutions rigoureuses et systématiques des bahá'ís ». La résolution mentionne spécifiquement les arrestations des enseignants et membres du personnel de l'IBES, protestant contre la « détention injuste de ces personnes ».
- Angleterre : le 11 juin, des enseignants des universités d'Oxford, de Cambridge et encore d'autres universités de premier plan d'Angleterre ont rédigé une lettre ouverte, appelant les universitaires, les étudiants et les politiciens à soutenir le droit des bahá'ís à accéder à l'éducation supérieure en Iran. « Les autorités doivent être informées que les droits de l'homme sont universels, ont-ils affirmé dans le journal The Guardian. Exclure les bahá'ís des universités révèle la propre ignorance du gouvernement. »
- France et Pays-Bas : des milliers de cartes postales ont été distribuées dans toutes les régions de France et des Pays-Bas, décrivant la situation. Des présentations concernant la campagne de cartes postales ont été diffusées sur les stations de radios françaises.
- Les jeunes réunis à Dijon pour la session de formation intensive à la séquence de cours proposée par l'Institut de formation baha'i de France du 11 au 17 juillet 2011 ont consacré un temps de réflexion pour planifier des actions autour de la campagne de cartes postales.
« La France reprend l'initiative lancée par les Pays-Bas, et soutenue par de nombreux autres pays, d'envoyer des cartes postales en nombre au ministre iranien de la Science, de la Recherche et de la Technologie, M. Kamran Daneshjoo », explique Sophie Ménard, la porte-parole des bahá'ís de France, « beaucoup d'actions sont menées par voie officielle et diplomatique, cette fois-ci c'est la force de l'action individuelle qui est privilégiée et qui pourra avoir également son influence ».
Les bahá'ís de France ont accueilli avec enthousiasme et détermination cette initiative. Depuis le premier jour du lancement de cette campagne début juillet, ils ont fait signer leurs voisins, leurs familles et leurs amis. De même des personnalités ont également été approchées et ont répondu favorablement à cette initiative en signant les cartes.
Certains bahá'ís, rassemblés lors de leur réunion de réflexion trimestrielle, en ont profité pour réfléchir sur la manière de profiter de cette opération d'information, au sujet de la situation des bahá'ís d'Iran, afin d'éviter de réduire cette initiative à une simple campagne de signatures mais plutôt d'être l'occasion concrète d'engager des conversations réfléchies afin d'« entreprendre une exploration de la réalité qui donne lieu à une compréhension partagée des exigences de cette période de l'histoire humaine et des moyens d'y faire face ». [1]
Les 120 jeunes réunis à Dijon en juillet pour la session de formation intensive à la séquence de cours proposée par l'Institut de formation bahá'í de France ont également consacré un temps de réflexion pour planifier des actions autour de cette campagne.
Contact : Bureau des affaires extérieures des bahá'ís de France – téléphone : 06 63 55 49 14 et [email protected]
- Allemagne : le 9 juin, Christoph Strasser, membre du parlement allemand et porte-parole des sociaux démocrates sur les droits de l'homme, a présenté une lettre de protestation à l'ambassadeur iranien en Allemagne. « Tous les hommes ont droit à l'éducation », a écrit M. Strasser. En interdisant aux bahá'ís l'accès aux universités, votre gouvernement nuit aux droits fondamentaux de l'homme. »
- Nouvelle-Zélande : condamnant les rafles et les arrestations, le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, Murray McCully, a qualifié le refus d'éducation supérieure vis-à-vis des bahá'ís en Iran de « répréhensible ».
- Inde : quelque 80 personnalités éminentes du pays ont signé une pétition adressée au gouvernement iranien pour appeler à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers. « Les conséquences de cette politique, interdisant aux jeunes bahá'ís d'avoir accès à l'enseignement supérieur, seront préjudiciables non seulement pour la communauté bahá'íe d'Iran, mais aussi pour la nation tout entière », écrivent-ils.
- Irlande : le président et les membres du Comité paritaire des affaires étrangères et du commerce d'Irlande – qui comprend des membres du parlement et des sénateurs – ont rencontré l'ambassadeur d'Iran en Irlande et ont soulevé la question, demandant à l'ambassadeur de transmettre leurs préoccupations aux autorités à Téhéran. L'ambassadeur en a pris l'engagement.
- Koweït : le 24 mai, AI Seyassah, un journal du Koweït, a publié un article rapportant les attaques contre l'IBES.
- Zambie : des étudiants de l'université de Zambie ont lancé une campagne de cartes postales de deux semaines « en soutien à l'IBES et au droit à l'éducation ». Les cartes postales représentent d'un coté des étudiants zambiens et, de l'autre, un message au ministre iranien de la Science, de la Recherche et de la Technologie déclarant que « les bahá'ís devraient pouvoir entrer dans les universités comme enseignants, comme membres du personnel et comme étudiants autorisés à obtenir un diplôme ».
« Nous continuons à faire appel aux gouvernements, aux organisations et aux individus partout dans le monde d'exhorter l'Iran afin qu'il soit accordé aux bahá'ís leur droit de l'homme fondamental à l'éducation et de libérer immédiatement ces prisonniers », a déclaré Diane Ala'i.
Dossiers spéciauxLe Baha'i World News Service a publié des dossiers spéciaux qui comprennent des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá'ís iraniens ainsi que d'autres sources d'informations au sujet de la persécution de la communauté bahá'íe iranienne dont la campagne dugrouvernement interdisant l'accès à l'éducation supérieure aux jeunes étudiants de confession bahá'íe.
- Le dossier spécial consacré aux sept responsables bahá'ís iraniens peut être consulté sur http://news.bahai.org/human-rights/iran/yaran-special-report/
- Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá'ís de France le dossier Iran.
- L'autre dossier spécial du Baha'i World News Service comprenant des articles et des éléments de référence sur Iran's campaign to deny higher education to Baha'is, contient un résumé de la situation, des articles de fond, des études de cas et des témoignages d'étudiants, des sources d'information et des liens. Il peut être consulté sur http://news.bahai.org/human-rights/iran/education-special-report/
- La page International Reaction de Bahá'í World News Service est régulièrement mise à jour avec les réactions de gouvernements, d'organisations non-gouvernementales et de personnalités éminentes aux mesures prises contre les bahá'ís d'Iran.
- La page Media Reports présente un résumé de la couverture médiatique mondiale.
[1] extrait d'un message de la Maison universelle de justice d'avril 2011
At the UN and online, young people are talking about sustainable development
Un ministre du gouvernement loue la contribution bahá'íe au Luxembourg
VILLE DE LUXEMBOURG, Luxembourg, publié le 28 juillet 2011 – L'engagement de la communauté bahá'íe luxembourgeoise dans la société a été honoré par un ministre de haut rang du gouvernement lors d'une visite exceptionnelle au centre national bahá'í.
- Le ministre des Finances du Luxembourg, Luc Frieden, prenant la parole au cours d'une célébration marquant la fête nationale au centre bahá'í de la ville de Luxembourg.
Le ministre des Finances, Luc Frieden, a fait remarquer cet engagement lors d'une célébration marquant la Fête nationale, jour anniversaire officiel de Son Altesse royale Henri, grand-duc du Luxembourg.
Citant l'importance des valeurs de tolérance et d'unité, le ministre a exprimé la gratitude du gouvernement à l'égard des bahá'ís pour leur engagement dans la vie du pays.
« La valeur d'une communauté religieuse, ou de toute autre organisation, devrait être un reflet de la contribution qu'elle fait pour le développement de la société », a déclaré M. Frieden.
À cette fin, M. Frieden a parlé de l'importance des personnes qui sont impliquées dans la communauté dans laquelle ils vivent et « qui recherchent surtout le bien commun et les effets de leurs actions sur autrui ».
Amir Saberin, le président de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís du Luxembourg a décrit cet événement comme « historique et de grande portée pour nous ».
« Pour la première fois, M. Frieden est venu dans le but d'exprimer la gratitude et la reconnaissance du gouvernement pour le travail de la communauté bahá'íe », a précisé M. Saberin.
« Il voulait savoir ce que nous faisions en pratique. Nous avons parlé de l'éducation et de la façon dont nous essayons particulièrement de nous engager avec nos concitoyens pour donner des responsabilités aux jeunes et pour développer leur potentiel ».
M. Saberin a aussi évoqué la situation actuelle en Iran où l'entrée à l'université est refusée aux jeunes bahá'ís et où les efforts qu'ils font pour poursuivre malgré tout leurs études sont stigmatisés comme illégaux.
En réponse, M. Frieden a exprimé son soutien à une focalisation accrue sur l'éducation, le respect mutuel et les « valeurs fondamentales inhérentes à toute civilisation ».
Pour cet évènement – qui s'est déroulé le 21 juin – le ministre était accompagné de deux députés du parlement luxembourgeois, Martine Stein-Mergen et Fernand Kartheiser.
Iran: Baha'is educating their youth is a "conspiracy" against the state
Government minister praises Baha'i contribution to Luxembourg
M. Peter J. Khan : une « vie remarquable »
Brisbane, Australie le 22 juillet 2011– Avec la disparition de M. Peter J. Khan, la communauté bahá'íe mondiale a perdu un « serviteur distingué ».
« Sa vie fut remarquable à tous les égards, une vie de sérieux travail, de détermination inébranlable, de dévouement sans faille aux principes et de constance dans l'effort », a écrit la Maison universelle de justice, en apprenant la disparition soudaine de M. Khan, le 15 juillet.
M. Khan – qui avait 74 ans au moment de son décès – a été un membre de la Maison universelle de justice durant 23 ans jusqu'à ce qu'il retourne en Australie, au mois de mai de l'année dernière.
Peter Jamel Khan est né à New South Wales le 12 novembre 1936, de Fazal et Hukoomat Khan de Khassi Kalan, dans la région de Punjab en Inde. Quatre ans avant la naissance de leur fils, ses parents étaient parmi les premiers immigrants indiens à s'installer sur la côte est de l'Australie
Quand il était âgé de 12 ans, M. Khan, ses parents et sa sœur ont été les premiers musulmans en Australie à devenir membres de la foi bahá'íe. À dater de ce moment, il a dédié sa vie à la promotion des enseignements bahá'ís, débutant sa vie de service comme jeune membre actif de la communauté bahá'íe de Yerrinbool.
À l'âge de 21 ans, il a été élu membre de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá'ís d'Australie, au sein de laquelle il a servi jusqu'en 1963.
M. Khan est devenu ingénieur en électricité, obtenant sa licence en 1956, sa maîtrise en 1959, et son doctorat en 1963 – le tout à l'université de Sydney. De 1963 à 1967, il a vécu aux Etats-Unis, en tant que titulaire d'une bourse de post-doctorat Fullbright à l'université de Michigan, et il y est resté en tant que professeur de construction électrique jusqu'à son retour en Australie, en 1975. Il est devenu professeur associé à l'université de New South Wales et maître de conférences à l'université de Queensland, de 1976 à 1983. Il a aussi été membre de l'Association des ingénieurs d'Australie, membre de l'Association des ingénieurs en électronique et en électricité, et membre du comité éditorial du journal IEEE Transactions on Microwave Theory.
Au cours de son séjour aux États-Unis, M. Khan a servi comme membre auxiliaire pour la propagation de la foi bahá'íe. Par la suite, à son retour en Australie, il a servi comme conseiller continental pour l'Australie jusqu'à sa nomination, en 1983, au Centre international d'enseignement, date à laquelle lui et sa femme Janet ont transféré leur domicile au Centre mondial bahá'í à Haïfa, en Israël.
M. Khan a été élu pour la première fois à la Maison universelle de justice en 1987, y servant jusqu'en avril 2010 lorsqu'il a quitté son poste en raison de son âge avancé et de la lourde charge de travail qu'impliquait son statut de membre.
« Ses nombreux dons intellectuels se sont manifestés dans chaque aspect de son service », a fait remarquer la Maison universelle de justice, rappelant en particulier son engagement pour l'éducation des jeunes bahá'ís, « la manière exemplaire dont il a rempli ses multiples devoirs administratifs » et sa défense du principe bahá'í de l'égalité de l'homme et de la femme.
À ce sujet, il a coécrit, en 1998, Advancement of Women – A Baha'i Perspective (L'avancement de la femme – Une perspective bahá'íe) avec sa femme Janet qui a été qualifiée par la Maison universelle de justice de « collaboratrice et compagne dévouée » de M. Khan.
Orateur chaleureux, « l'éloquence peu commune et l'humour attachant » de M. Khan ont inspiré des auditoires à travers le monde entier, « exaltant les cœurs, stimulant les intelligences, galvanisant les esprits », a écrit la Maison universelle de justice.
Des instances judiciaires britanniques soulignent « la situation tragique » des droits de l'homme en Iran.
Londres, publié le 19 juillet 2011– Deux importantes associations appellent le nouvel enquêteur spécial des Nations unies pour l'Iran à examiner la « situation tragique » des défenseurs des droits de l'homme et des prétendus « dissidents » dans le pays.
Dans une déclaration commune, la Law Society et le Solicitors' International Human Rights Group demandent au nouveau rapporteur spécial pour l'Iran désigné par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies d'aborder des questions telles que « Comment les « dissidents », qui sont jugés, sans la moindre preuve, pour avoir menacé la sécurité nationale sont-ils traités... »
La déclaration attire l'attention sur les cas de « manifestants pacifiques qui ont demandé la fin des discriminations contre les femmes, et d'universitaires qui ont contrecarré l'exclusion cynique de leurs coreligionnaires de l'enseignement supérieur en mettant en place une université pour accueillir les jeunes bahá'ís exclus. »
Neuf personnes sont toujours détenues suite à une série de descentes effectuées, il y a sept semaines, dans 39 maisons appartenant à des bahá'ís qui assuraient la formation des jeunes membres de la communauté, exclus de l'université par le gouvernement.
En mars dernier, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a institué le poste d'enquêteur spécial chargé de vérifier la conformité de l'Iran avec les normes internationales concernant les droits de l'homme. Ahmed Shaheed – ancien ministre des Affaires étrangères des Maldives – a été nommé à ce poste le mois dernier.
La Law Society a qualifié cette désignation d'« étape positive ». « La Law Society et le Solicitors Human Rights Group ont interpellé l'Iran, à plusieurs reprises au cours de ces dernières années, au sujet de cas particuliers des droits de l'homme et nous sommes au courant des sérieux problèmes que posent les droits de l'homme dans le pays », a précisé Linda Lee, présidente de la Law Society.
Lionel Blackman, président du Solicitors' International Human Rights Group a précisé que le rapporteur spécial « va devoir également regarder hardiment au-delà des mensonges explicites formulés par les autorités iraniennes – tels que ceux de Mohammad-Javad Larijani, secrétaire général de la Haute commission pour les droits de l'homme affirmant, le mois dernier, que l'Iran n'arrête pas un bahá'í uniquement parce qu'il est bahá'í. »
« Un dossier bien documenté, couvrant plus de trois décennies et établi par un ensemble de sources crédibles, suggère le contraire. En effet, les représentants nationaux de cette minorité religieuse commencent leur troisième année d'une peine de 20 ans d'emprisonnement, qui découle d'un procès dont la légalité est entachée de graves irrégularités », a déclaré M. Blackman.
Les derniers rapports laissent à penser que plus de 100 bahá'ís sont actuellement incarcérés en Iran.
Publiée le 6 juillet, la déclaration exprime également ses inquiétudes au sujet « de la détention et des déchéances du droit d'exercer d'avocats qui ont rempli leurs engagements professionnels en défendant les droits de militants de l'opposition, de journalistes, de minorités religieuses et de jeunes délinquants ainsi que ceux d'autres victimes de graves violations des droits de l'homme ».
« L'absence de procédure régulière, d'indépendance du pouvoir judiciaire et d'égalité devant la loi compromet les droits de l'homme universels de tous les iraniens », a dénoncé Linda Lee.
La Law Society représente des milliers d'avocats en Angleterre et au Pays de Galles. Le Solicitor' International Human Rights Group œuvre pour sensibiliser les hommes de loi aux droits de l'homme internationaux, encourage les avocats défenseurs des droits de l'homme à l'étranger et mène des missions, des recherches, des campagnes et des formations connexes.
Dossier spécial – Le procès des sept responsables bahá'ísLe Baha'i World News Service a publié un dossier spécial qui comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá'ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées contre eux. Il présente également d'autres sources d'informations au sujet de la persécution de la communauté bahá'íe iranienne.
- Ce dossier spécial peut être consulté surhttp://news.bahai.org/human-rights/iran/yaran-special-report/
- Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá'ís de France le dossier Iran.
- La page International Reaction de Bahá'í World News Service est régulièrement mise à jour avec les réactions de gouvernements, d'organisations non-gouvernementales et de personnalités éminentes aux mesures prises contre les bahá'ís d'Iran.
- La page Media Reports présente un résumé de la couverture médiatique mondiale.
Dr. Peter J. Khan: A "remarkable life"
Peter J. Khan, 1936-2011
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We grieve at the sudden passing of our dearly loved former colleague Peter J. Khan, whose many years of...Une responsable bahá'íe iranienne emprisonnée figure sur un timbre-poste néerlandais
Hilversum – Pays-Bas publié le 13 juillet 2011 – Une série de timbres spéciaux sur lesquels figurent des victimes de violations des droits de l'homme en Iran a été lancée aux Pays-Bas.
Les timbres actuels et les prochains de la série représentent la célèbre poétesse Simin Behbahani, le syndicaliste Mansour Osanlou, Mahvash Sabet, l'une des sept responsables bahá'ís iraniens et l'avocate de la défense des droits de l'homme, Nasrin Sotoudeh.
Les timbres sont acceptés officiellement par le service postal des Pays-Bas et sont valables pour l'envoi du courrier.
L'initiative est une idée originale de Mina Saadadi, la directrice en chef de l'association médiatique Shahrzad News, qui produit des programmes de radio et des contenus en ligne en persan et en anglais.
« Ici, aux Pays-Bas, nous avons la possibilité de publier et de concevoir nos propres timbres, a expliqué Mme Saadadi. « Il existe de nombreuses violations des droits de l'homme en Iran et nous avons pensé » : « Pourquoi ne pas couvrir les différentes parties de la société iranienne et donner un visage à ceux qui sont sous pression ? » Shahrzad News a conclu des partenariats avec les associations appropriées dans le but de produire et de promouvoir les timbres. Celui qui représente Mansour Osanlou, le dirigeant emprisonné d'un syndicat des travailleurs des transports, a été utilisé sur des lettres envoyées en Iran par la Fédération néerlandaise des syndicats – Federatie Nederlandse Vakbeweging (FNV) – au sujet de la situation des militants syndicaux iraniens.
Cinq mille exemplaires du timbre qui représente Mahvash Sabet viennent d'être imprimés.
« Il est très émouvant de voir le visage d'une personne qui a été prête à tout sacrifier pour ses valeurs aller partout dans le monde sur des lettres et des cartes postales », a déclaré Marga Maartens, de la communauté bahá'íe des Pays-Bas.
Mme Sabet, qui est psychologue de formation, travaillait comme enseignante et directrice de plusieurs écoles. Cependant, suite à la révolution islamique de 1979, elle a été congédiée de son emploi et le travail dans l'enseignement public lui a été interdit, ainsi qu'à des centaines d'autres enseignants bahá'ís.
Mme Sabet est incarcérée depuis le 5 mars 2008. Elle a été la première à être arrêtée d'un groupe national ad hoc de sept personnes qui veillait aux besoins de la communauté bahá'íe d'Iran, forte de 300 000 membres. Après une détention illégale de 30 mois, les les sept responsables bahá'ís ont été jugés sur la base de charges forgées de toutes pièces et chacun a été condamné en août 2010 à 20 ans de prison.
« À bien des égards, ce timbre représente non seulement les sept responsables – ainsi que les quelque 90 autres prisonniers bahá'ís iraniens– mais également toux ceux qui sont persécutés parce qu'ils se sont levés pour défendre leurs principes », a ajouté Mme Maartens.
« À un moment où les autorités iraniennes prennent des mesures rigoureuses à l'égard des initiatives communautaires pour l'éducation des jeunes bahá'ís qui sont exclus de l'université, Mme Sabet – en tant qu'enseignante, mère et bahá'íe – symbolise l'engagement à l'éducation et le droit à la liberté de religion pour tous. »
Nasrin Sotoudeh, dont le visage apparaîtra sur un autre timbre de la série, est une éminente avocate qui a représenté de nombreuses victimes de violations des droits de l'homme, y compris des prisonniers condamnés à mort pour des crimes commis alors qu'ils étaient mineurs. En janvier de cette année, les autorités ont condamné Mme Sotoudeh à 11 ans de prison, accusée d'« activités contre de la sécurité nationale » et de « propagande contre le régime. » En outre, il lui a été interdit d'exercer en tant qu'avocate et de quitter l'Iran pendant 20 ans.
Simin Behbahani, âgée de 83 ans –qui sera également représentée sur un timbre– est l'une des figures les plus éminentes de la littérature persane moderne. Appelée, la « lionne d'Iran » par ses admirateurs, elle n'a plus le droit, elle non plus, de quitter le pays.
Shahrzad News publie des articles concernant les timbres et les présente lors de manifestations, notamment lors d'une conférence qui s'est tenue aux Pays-Bas, la semaine dernière, en présence de quelque 300 femmes iraniennes.
« Elles étaient heureuses d'entendre parler de l'idée de donner un visage à des personnes qui luttent pour le bien de l'Iran », a expliqué Mme Saadadi.
« Pour une association, l'art est d'être capable de s'associer avec les autres tout en se concentrant sur son propre objectif. Il est très important de collaborer avec les autres ; les minorités ethniques, les minorités religieuses ainsi que d'autres mouvements ne sont pas assez forts pour que leurs voix se fassent entendre en solitaire. »
Une conférence académique analyse la « marginalisation » des bahá'ís iraniens
Toronto, publié le 12 juillet 2011 – Des intellectuels iraniens, dont beaucoup enseignent dans des universités de premier plan du monde entier, se sont rencontrés à Toronto pour une conférence académique inédite sur la persécution des bahá'ís iraniens.
- 1. Mohamad Tavakoli, professeur d'histoire des civilisations du Proche et du Moyen-Orient, prononce le discours d'ouverture de la conférence ayant pour thème « La marginalisation intellectuelle et la question bahá'íe en Iran », qui a débuté le vendredi 1er juillet à l'université de Toronto. Dans le groupe, on reconnaît, de gauche à droite, Linda Northrup, de l'université de Toronto, Ahmad Karimi-Hakkak, de l'université du Maryland et Abbas Amanat, de l'université de Yale.
Intitulée « La Marginalisation intellectuelle et la question bahá'íe en Iran », la conférence a examiné la façon dont les autorités iraniennes ont cherché à exclure des bahá'ís de toute vie sociale, politique, culturelle et intellectuelle en les présentant comme des étrangers dans leur propre pays – un processus connu sous le terme de « marginalisation ».
Organisée du 1er au 3 juillet, cet évènement était la première conférence universitaire d'envergure et de haut niveau, portant principalement sur la persécution des bahá'ís iraniens dans tous les contextes.
« Il ne s'agit pas d'une conférence d'études bahá'íes, a déclaré son principal organisateur Mohamad Tavakoli, c'est une tentative pour comprendre l'utilisation de la répression dans l'histoire de l'Iran moderne et comment la « marginalisation » des bahá'ís est devenue un mécanisme de mobilisation de masse en vue de légitimer l'État et de créer une idéologie politico-religieuse. »
M. Tavakoli – un érudit bien connu en Iran et au Moyen-Orient, enseignant à l'université de Toronto – a précisé que l'idée de cette conférence provenait de ses propres recherches concernant l'utilisation, par différents groupes iraniens, de la rhétorique anti bahá'íe et faisant des bahá'ís des boucs émissaires pour obtenir un pouvoir politique, que ce soit dans le passé ou à présent.
Dans ce contexte, les exposés et les textes – présentés par des universitaires de différentes appartenances aussi diverses que l'athéisme, la foi bahá'íe , le christianisme, l'humanisme, l'islam et le judaïsme – couvraient un vaste domaine : depuis les premiers efforts de calomnie des bahá'ís, les accusant d'être des agents colonialistes des Britanniques et des Russes jusqu'à l'utilisation de techniques modernes de propagande qui, par exemple, dépeignent faussement les bahá'ís comme appartenant à une secte utilisant des techniques de « lavage de cerveau » pour enlever des enfants musulmans.
L'une des présentations a décrit comment les mémoires et les histoires orales des ecclésiastiques ont été utilisés, depuis la révolution de 1979, pour diaboliser les bahá'ís. Ces textes, a ajouté Shahram Kholdi, doctorant à l'université de Manchester au Royaume-Uni, constituent un large éventail littéraire très peu connu en Occident et ont été utilisés pour élaborer un récit révisionniste de la fondation de la République islamique à l'usage des fidèles.
« Attaquer les bahá'ís – en utilisant souvent un langage indirect – est un thème fréquent de ces mémoires », a expliqué M. Kholdi. « Les bahá'ís sont souvent dépeints comme des agents de l'étranger », a-t-il précisé, expliquant qu'ils sont décrits comme faisant partie d'un pouvoir extérieur agissant à l'arrière-plan des mesures oppressives du régime des Pahlavi. « Ainsi, ils utilisent les bahá'ís pour légitimer leur propre histoire révolutionnaire. »
Les politiciens ont aussi fréquemment organisé des pogromes contre les bahá'ís pour des raisons politiques, a expliqué Homa Katouzian, un professeur d'études orientales à l'université d'Oxford qui a analysé un incident de 1924 au cours duquel une manifestation anti bahá'íe a conduit à l'assassinat du vice-consul américain en Iran. Les bahá'ís constituaient une « cible particulièrement facile », a-t-elle ajouté.
Des parallèles historiquesPlusieurs orateurs ont comparé l'oppression des bahá'ís iraniens sous la République islamique à d'autres efforts historiques voulant dépeindre un groupe religieux ou ethnique comme des marginaux – ce qui a souvent conduit à de plus importants pogromes ou pire.
Le père de Rhoda, Howard-Hassmann, un professeur des droits de l'homme internationaux à l'université Wilfrid Laurier au Canada – était un réfugié juif qui avait fui l'Allemagne nazie. Elle a déclaré que les descriptions des abus commis à l'encontre des bahá'ís qu'elle a entendues à la conférence sont toutes trop familières.
« Le récit de la profanation des tombes, les théories de conspiration, ... l'accusation d'être une secte qui vole des enfants – ce sont toutes les caractéristiques de représailles extrêmes, sinon d'un pré-génocide », a-t-elle ajouté.
« Il s'agit d'un phénomène politique provoqué par un régime et par sa manipulation des convictions politiques. Ce n'est pas quelque chose de simplement présent dans la population. »
Dans son exposé, Ahmad Karimi-Hakkak, professeur d'études persanes à l'université du Maryland, a passé en revue la destruction des propriétés et des lieux saints bahá'ís en Iran. Il a évoqué une longue liste de sites bahá'ís qui ont été détruits – depuis des centres bahá'ís dans les villages à la fin du 19ème siècle jusqu'à la maison du Báb, un des lieux saints bahá'ís le plus important dans le monde, rasé par une foule incitée par le clergé musulman, peu après la révolution islamique.
M. Karimi-Hakkak a comparé ces destructions aux attaques contre d'autres sites religieux importants tels que les Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan, précisant que l'objectif était souvent d'affirmer le pouvoir de la majorité sur la minorité et de placer cette dernière dans la catégorie des « autres ».
« Quand un croyant shiite détruit des bâtiments ou des tombes », a-t-il expliqué, « les autorités démontrent que les minorités religieuses doivent leur obéir et qu'elles n'ont aucun pouvoir pour protéger leurs lieux saints ou leurs tombes révérées ».
D'autres érudits ont fait référence aux pogromes contre les Arméniens ottomans et les chrétiens orthodoxes en Russie soviétique.
Signification contemporaineLa signification de la « question bahá'íe » quant aux problèmes plus vastes de l'intolérance religieuse et de la répression mondiale a été examinée, les participants réfléchissant aux leçons que l'on pouvait tirer de l'expérience bahá'íe.
Plusieurs participants ont émis l'idée que l'exemple bahá'í illustrait aujourd'hui l'oppression croissante ressentie par tous les Iraniens, spécialement depuis l'imposition de mesures coercitives qui ont suivi l'élection présidentielle de 2009. Cela a conduit de nombreux Iraniens ordinaires à comprendre les bahá'ís et à s'identifier à eux, selon leurs dires.
« Je pense que les atrocités commises contre les bahá'ís sont intuitivement recensées et font partie des cas les plus significatifs de violation des droits de l'homme en Iran », a ajouté Reza Afshari, professeur d'histoire à Pace University à New York. Finalement, cela a conduit à reconnaître, de plus en plus clairement, que les droits de l'homme sont mis en cause et que leurs violations sont des sous-produits des règlements nationaux autoritaires et d'une culture d'intolérance, provoqués par les ingérences directes des mollahs shiites dans le domaine de la vie politique nationale.
Ramin Jahanbegloo, professeur de sciences politiques à l'Université de Toronto, lui-même emprisonné pendant 4 mois par la République islamique d'Iran, a évoqué l'importance d'inclure la question bahá'íe dans tout futur effort de réconciliation nationale. Il a comparé ce processus à ce qui s'est passé en Afrique du Sud, affirmant que le premier pas dans la reconstruction et l'apaisement d'un Iran futur serait le pardon – plutôt que l'oubli.
À cet égard, a-t-il ajouté, il était important de « mettre en lumière les épisodes sombres » de la vie collective en Iran, notamment la persécution des bahá'ís. « Le pardon ne signifie pas l'oubli. » La conférence s'est terminée par l'exposé l'avocat, défenseur bien connu des droits de l'homme, Abdol-Karim Lahidji, qui a étudié plusieurs moyens juridiques internationaux qui peuvent être utilisés pour la protection contre le genre de discrimination qui était le thème de la rencontre.
M. Lahidji a parlé avec vigueur de la nécessité d'un plus grand respect des droits de l'homme en Iran, et de la nécessité d'accorder aux bahá'ís leurs pleins droits à la citoyenneté.
« La liberté de conscience, la liberté de croyance, la liberté de religion – ainsi que le droit de ne croire en aucune religion – doivent être reconnus », a-t-il conclu, soulignant l'importance de défendre avec passion les droits de l'homme et les victimes de discrimination, qu'elles soient membres de votre propre groupe ou non.
« Si d'autres droits des citoyens sont violés, vous devez également les défendre. Voilà le combat de chacun d'entre nous. »
Dossier spécial – Le procès des sept responsables bahá'ísLe Baha'i World News Service a publié un dossier spécial qui comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá'ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées contre eux. Il présente également d'autres sources d'informations au sujet de la persécution de la communauté bahá'íe iranienne.
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- Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá'ís de France le dossier Iran.
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British legal bodies highlight "dire situation" of human rights in Iran
Jailed Iranian Baha'i leader appears on Dutch postage stamp
Une avocate des sept responsables bahá'ís emprisonnés prend la parole au Parlement européen.
Bruxelles, Belgique, publié le 5 juillet 2011– Lors d'une réunion extraordinaire du Parlement européen, une des avocates des sept responsables bahá'ís iraniens emprisonnés a réclamé, lors d'une plaidoirie passionnée, que justice soit faite.
Mahnaz Parakand a expliqué à l'assemblée que l'attente du peuple d'Iran « est de ne pas être abandonné à lui-même par les gouvernements et les organisations internationales dont la politique de base est le respect de l'humanité et des droits de l'homme ».
Toute la population iranienne est « détenue, sous diverses formes d'oppressions et de souffrances, dans une vaste prison appelée la République islamique d'Iran, et est emprisonnée, torturée et exécutée suite à un certain nombre d'allégations », a-t-elle expliqué.
La réunion, qui s'est tenue le 28 juin dans une salle de conférence du Parlement européen, était la première apparition publique de Mme Parakand depuis qu'elle avait dû fuir son pays natal après avoir appris qu'elle allait être arrêtée pour avoir, entre autres cas, soutenu les sept responsables bahá'ís et Nasrin Sotoudeh – elle-même avocate, condamnée à 11 ans de prison pour avoir représenté des militants des droits de l'homme.
Les membres du Parlement européen – rejoints par le personnel de la Commission européenne et du Service européen des affaires extérieures – ont écouté le témoignage détaillé de Mme Parakand concernant le cas des sept bahá'ís et la persécution de plus en plus intense à laquelle leurs coreligionnaires sont confrontés.
- Mahnaz Parakand, une des avocates des sept responsables bahá'ís emprisonnés en Iran, s'est adressée au Parlement européen lors d'une rencontre, à Bruxelles, le 28 juin. « Les peines et les souffrances qu'endurent les bahá'ís s'ajoutent aux cruautés rencontrées par toute la population iranienne », a affirmé Mme Parakand
« La douleur et la souffrance endurées par les bahá'ís s'ajoutent aux cruautés dont souffre tout le peuple d'Iran », a-t-elle précisé. Exprimant sa gratitude de pouvoir « parler librement, sans aucune restriction et sans le sentiment d'insécurité et de peur d'être emprisonnée ou torturée », Mme Parakand a confirmé qu'elle se sentait honorée d'être « la voix des martyrs exécutés simplement pour leur croyance » et « de parler à haute voix au nom de ceux qui ont passé un certain nombre d'années en prison et ont été torturés uniquement pour avoir fait entendre leur opinion… »
Elle a ajouté qu'elle parlait aussi au nom de « ceux à qui sont refusés des emplois à des postes gouvernementaux et de ceux qui sont privés d'études supérieures ; de ceux dont les maisons ont été détruites et dont même les cimetières ont été dévastés uniquement à cause de leur croyance ; des personnes qui sont constamment harcelés alors qu'ils mènent des affaires privées, parce qu'ils ont une religion autre que celle des dirigeants du pays ».
Faisant allusion aux récentes attaques des autorités iraniennes contre l'Institut bahá'í d'éducation supérieure – une initiative communautaire offrant une éducation supérieure aux jeunes bahá'ís exclus des universités – Mme Parakand a ajouté qu'elle représentait « les personnes qui sont privées d'accès à tout type d'institutions pour l'éducation de leurs enfants, qui sont empêchées d'étudier dans les écoles et les universités publiques. »
« Si de telles institutions existent, elles sont fermées et leurs dirigeants arrêtés et emprisonnés. »
« Je veux parler de ces enfants qui ne sont pas libres d'exprimer leurs croyances, sinon ils sont expulsés de l'école ; je veux parler de ceux qui n'ont pas la liberté de choisir leurs propres amis et dont l'amitié avec des personnes qui ne sont pas bahá'íes est considérée comme étant un enseignement de la foi bahá'íe, les menant à la prison et à la torture. »
Un catalogue d'injusticesMme Parakand est membre du Centre de défense des droits de l'homme, fondé par la lauréate du prix Nobel, Shirin Ebadi, qui a pris en charge la défense des sept responsables bahá'ís. Lors de la réunion du 28 juin, Mme Parakand a pu fournir le premier compte rendu détaillé de ce qui s'est passé, l'année dernière, derrière les portes closes pendant le procès des sept responsables bahá'ís, exposant une longue liste d'injustices et les manquements à la légalité des décisions de la Cour de justice iranienne.
- Les sept responsables bahá'ís photographiés quelques mois avant leur arrestation. Il s'agit, au premier rang, de Behrouz Tavakkoli et Saeid Rezaie, et debout, de Fariba Kamalabadi, Vahid Tizfahm, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Mahvash Sabet.
Il s'agit notamment des arrestations clandestines en 2008 des sept bahá'ís, sans assignation à comparaître, leur détention initiale en cellules d'isolement, sans contact avec leurs familles ; les interrogatoires individuels et leur emprisonnement illégal pendant plus de deux ans sans accès à un conseil légal ; leur procès basé sur des accusations fabriquées de toutes pièces ; et la procédure d'appel qui en a suivi et qui a vu leurs peines de 20 ans réduites à 10 ans, puis rétablies.
« L'acte d'accusation émis à l'encontre de nos clients… consistait plutôt en une déclaration politique qu'en un document légal, a rappelé Mme Parakand. Il s'agissait d'un document de 50 pages… rempli d'accusations et d'humiliations lancées contre la communauté bahá'íe iranienne, particulièrement contre nos clients. Il était rédigé sans fournir aucune preuve des accusations. »
« Un seul acte d'accusation a été établi à l'encontre de l'ensemble des sept responsables… contrairement à toute norme légale, sans spécifier le type d'infraction dont chacun d'eux était accusé. »
Les participants à la rencontre ont été informés du fait qu'avant le procès, durant la détention illégale d'une année et demie, ni Mme Parakand ni ses collègues n'ont été autorisés à rencontrer leurs clients.
« Pendant un mois, nous avons méticuleusement étudié le dossier de plus de 2 000 pages et nous avons examiné en détail chaque page, essayant de découvrir comment et pour quelle raison, quel document, quelle preuve ou quel témoignage, la liberté de sept personnes leur a été retirée de cette manière. Heureusement, nous n'avons pu trouver aucun document ou aucune raison légale prouvant que l'une quelconque de ces accusations émises à l'encontre de nos clients était vraie. »
« Nous avions espéré qu'ils seraient disculpés, car il n'y avait aucune raison pour qu'ils soient condamnés. »
Après avoir pris connaissance du dossier, les avocats ont été autorisés à rencontrer les prisonniers une seule fois. « Cette unique entrevue a été organisée de telle manière que les autorités pénitentiaires la surveillaient et les femmes présentes enregistraient clandestinement notre conversation... Cette façon d'agir violait le droit des clients à décrire librement leurs conditions d'emprisonnement », a expliqué Mme Parakand.
Rappelant le procès, Mme Parakand a évoqué les nombreuses violations des procédures légales et la présence des agents du ministère des Renseignements, destinée à intimider les défenseurs.
« Une des conditions d'un jugement équitable est l'impartialité du juge qui préside, a ajouté Mme Parakand, alors que, dans ce cas, le juge qui présidait... a utilisé le même langage et les mêmes phrases exposés dans l'acte d'accusation tels que « secte perverse bahá'iste ». Ceci démontre clairement son manque d'impartialité et un procès inique basé sur la seule croyance religieuse. »
« Au cours du procès, le juge a souvent interrompu les déclarations des défenseurs sous le prétexte que leurs arguments étaient estimés être de « l'enseignement du bahá'isme ».
« L'injustice infligée à nos clients... reflète l'oppression imposée à tous les bahá'ís vivant en Iran », a ajouté Mme Parakand.
Appel à poursuivre les actionsMme Parakand a conclu en pressant les gouvernements et les organisations d'exiger de l'Iran la modification de ses lois intérieures discriminatoires contre les minorités intellectuelles et religieuses et de contraindre tous ces pays qui violent les droits de l'homme à respecter précisément la Déclaration universelle des droits de l'homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Elle a également appelé l'Union européenne à envoyer un représentant en Iran afin de mener des recherches quant à la situation des sept responsables bahá'ís, « pour améliorer leur situation actuelle illégale et pour prendre les mesures nécessaires pour leur libération immédiate ».
La présence de Mme Parakand au Parlement européen est due à l'invitation de Barbara Lochbihler, députée allemande du Parlement et présidente de la délégation parlementaire aux relations avec l'Iran. Mme Lochbihler a assuré Mme Parakand que la situation des droits de l'homme en Iran n'est pas oubliée.
En plus des sept responsables, quelque 90 bahá'ís sont actuellement emprisonnés en Iran, notamment neuf membres du personnel et des enseignants de l'Institut bahá'í d'enseignement supérieur, toujours détenus après les descentes, menées le mois dernier, dans 39 maisons appartenant à des bahá'ís.
Dossier spécial – Le procès des sept responsables bahá'ísLe Baha'i World News Service a publié un dossier spécial qui comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá'ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées contre eux. Il présente également d'autres sources d'informations au sujet de la persécution de la communauté bahá'íe iranienne.
- Ce dossier spécial peut être consulté surhttp://news.bahai.org/human-rights/iran/yaran-special-report/
- Pour des informations en français, vous pouvez consulter sur ce site officiel des bahá'ís de France le dossier Iran.
- La page International Reaction de Bahá'í World News Service est régulièrement mise à jour avec les réactions de gouvernements, d'organisations non-gouvernementales et de personnalités éminentes aux mesures prises contre les bahá'ís d'Iran.
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